•  L'HOMME ET LA MER  (Charles Baudelaire)

     

    Homme libre, toujours tu chériras la mer !
    La mer est ton miroir, tu contemples ton âme
    Dans le déroulement infini de sa lame,
    Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

     
    Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
    Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
    Se distrait quelquefois de sa propre rumeur,
    Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

     
    Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
    Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes ;
    O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
    Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

     
    Et cependant voilà des siècles innombrables
    Que vous vous combattez sans pitié, ni remords,
    Tellement vous aimez le carnage et la mort,
    O lutteurs éternels, ô frères implacables !

    (Les fleurs du mal)

     

     

    bonjour...aujourd'hui un froid glacial...7 degrés mais avec le vent nettement moins....

    quelques photos prises dimanche dernier a Port-Vendres..et oui c'est l'hiver...amitiés a tous YVETTE DES PO


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  • Feuilles d'or

     

    Je n'ai rien

    Que trois feuilles d'or

    Et qu'un bâton de hêtre

     

    Je n'ai rien

    Qu'un peu de terre à mes talons,

    Que l'odeur du soir en mes cheveux,

    Que le reflet de la mer en mes yeux...

     

    Car j'ai marché par les chemins

    De la forêt et de la grève.

    Et j'ai coupé la branche au hêtre,

    Et cueilli en passant, à l'automne qui dort

    Le bouquet des trois feuilles d'or.

     

                         Henri de Régnier


     

     

     bonjour. .une  nouvelle semaine qui commence....les fêtes approchent a grands pas....

    hier, nous étions au marché de noèl de Collioure qui se trouve dans les salles du château..

    la mer était encore bien agitée...

    puis comme je vous l'avais promit une photo sur le Canigou...enfin enneigé mais ce matin nous avons une température de 15 degrés.....et le vent est tombé.... ouff..


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  • bonsoir

    ..mon "homme" est de retour...content de sa rando ..

    départ ce matin a 8 heures pour la tour de la Massane en partant d'Argelès sur mer..

    ne pouvant pas le suivre, je me contente de ses photos ..c'est du bonheur aussi...

    amitiés a tous YVETTE

     

     

     Marcher, c'est prendre le temps de vivre, de regarder, d’ouvrir ses sens à la diversité et de sentir les minutes et les heures glisser sur la peau. Quand le corps accepte sa peine, respiration et mouvement s’allient, libérant ainsi la pensée qui toute entière s’enveloppe du présent. (Julie Baudin et David Ducoin, Zanskar intime)

                                                  le château de Valmy...


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  • bonjour.....mon"homme" hier a ramené du houx...Je vous l'offre pour vous remercier de votre amitié ..YVETTE

     


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  • bonjour.. quelques photos prises hier près de chez nous.....en face de le jardin de mon "homme" notre héron qui est là ...toujours au même endroit.....POUR vous cette poésie de Jean de la Fontaine

     

     

     

    Le Héron, la Fille

     

    Un jour, sur ses longs pieds, allait je ne sais où,
    Le Héron au long bec emmanché d'un long cou.
    Il côtoyait une rivière.
    L'onde était transparente ainsi qu'aux plus beaux jours ;
    Ma commère la carpe y faisait mille tours
    Avec le brochet son compère.
    Le Héron en eût fait aisément son profit :
    Tous approchaient du bord, l'oiseau n'avait qu'à prendre ;
    Mais il crut mieux faire d'attendre
    Qu'il eût un peu plus d'appétit.
    Il vivait de régime, et mangeait à ses heures.
    Après quelques moments l'appétit vint : l'oiseau
    S'approchant du bord vit sur l'eau
    Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures.
    Le mets ne lui plut pas ; il s'attendait à mieux
    Et montrait un goût dédaigneux
    Comme le rat du bon Horace.
    Moi des Tanches ? dit-il, moi Héron que je fasse
    Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ?
    La Tanche rebutée il trouva du goujon.
    Du goujon ! c'est bien là le dîner d'un Héron !
    J'ouvrirais pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise !
    Il l'ouvrit pour bien moins : tout alla de façon
    Qu'il ne vit plus aucun poisson.
    La faim le prit, il fut tout heureux et tout aise
    De rencontrer un limaçon.
    Ne soyons pas si difficiles :
    Les plus accommodants ce sont les plus habiles :
    On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
    Gardez-vous de rien dédaigner ;
    Surtout quand vous avez à peu près votre compte.
    Bien des gens y sont pris ; ce n'est pas aux Hérons
    Que je parle ; écoutez, humains, un autre conte ;
    Vous verrez que chez vous j'ai puisé ces leçons.

    Certaine fille un peu trop fière
    Prétendait trouver un mari
    Jeune, bien fait et beau, d'agréable manière.
    Point froid et point jaloux ; notez ces deux points-ci.
    Cette fille voulait aussi
    Qu'il eût du bien, de la naissance,
    De l'esprit, enfin tout. Mais qui peut tout avoir ?
    Le destin se montra soigneux de la pourvoir :
    Il vint des partis d'importance.
    La belle les trouva trop chétifs de moitié.
    Quoi moi ? quoi ces gens-là ? l'on radote, je pense.
    À moi les proposer ! hélas ils font pitié.
    Voyez un peu la belle espèce !
    L'un n'avait en l'esprit nulle délicatesse ;
    L'autre avait le nez fait de cette façon-là ;
    C'était ceci, c'était cela,
    C'était tout ; car les précieuses
    Font dessus tous les dédaigneuses.
    Après les bons partis, les médiocres gens
    Vinrent se mettre sur les rangs.
    Elle de se moquer. Ah vraiment je suis bonne
    De leur ouvrir la porte : Ils pensent que je suis
    Fort en peine de ma personne.
    Grâce à Dieu, je passe les nuits
    Sans chagrin, quoique en solitude.
    La belle se sut gré de tous ces sentiments.
    L'âge la fit déchoir : adieu tous les amants.
    Un an se passe et deux avec inquiétude.
    Le chagrin vient ensuite : elle sent chaque jour
    Déloger quelques Ris, quelques jeux, puis l'amour ;
    Puis ses traits choquer et déplaire ;
    Puis cent sortes de fards. Ses soins ne purent faire
    Qu'elle échappât au temps cet insigne larron :
    Les ruines d'une maison
    Se peuvent réparer ; que n'est cet avantage
    Pour les ruines du visage !
    Sa préciosité changea lors de langage.
    Son miroir lui disait : Prenez vite un mari.
    Je ne sais quel désir le lui disait aussi ;
    Le désir peut loger chez une précieuse.
    Celle-ci fit un choix qu'on n'aurait jamais cru,
    Se trouvant à la fin tout aise et tout heureuse
    De rencontrer un malotru.

     

    Jean de la Fontaine

     

     

    bonne journée a vous amitiés des PO

     


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