• bonsoir

    ..mon "homme" est de retour...content de sa rando ..

    départ ce matin a 8 heures pour la tour de la Massane en partant d'Argelès sur mer..

    ne pouvant pas le suivre, je me contente de ses photos ..c'est du bonheur aussi...

    amitiés a tous YVETTE

     

     

     Marcher, c'est prendre le temps de vivre, de regarder, d’ouvrir ses sens à la diversité et de sentir les minutes et les heures glisser sur la peau. Quand le corps accepte sa peine, respiration et mouvement s’allient, libérant ainsi la pensée qui toute entière s’enveloppe du présent. (Julie Baudin et David Ducoin, Zanskar intime)

                                                  le château de Valmy...


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  • bonjour.....mon"homme" hier a ramené du houx...Je vous l'offre pour vous remercier de votre amitié ..YVETTE

     


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  • bonjour.. quelques photos prises hier près de chez nous.....en face de le jardin de mon "homme" notre héron qui est là ...toujours au même endroit.....POUR vous cette poésie de Jean de la Fontaine

     

     

     

    Le Héron, la Fille

     

    Un jour, sur ses longs pieds, allait je ne sais où,
    Le Héron au long bec emmanché d'un long cou.
    Il côtoyait une rivière.
    L'onde était transparente ainsi qu'aux plus beaux jours ;
    Ma commère la carpe y faisait mille tours
    Avec le brochet son compère.
    Le Héron en eût fait aisément son profit :
    Tous approchaient du bord, l'oiseau n'avait qu'à prendre ;
    Mais il crut mieux faire d'attendre
    Qu'il eût un peu plus d'appétit.
    Il vivait de régime, et mangeait à ses heures.
    Après quelques moments l'appétit vint : l'oiseau
    S'approchant du bord vit sur l'eau
    Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures.
    Le mets ne lui plut pas ; il s'attendait à mieux
    Et montrait un goût dédaigneux
    Comme le rat du bon Horace.
    Moi des Tanches ? dit-il, moi Héron que je fasse
    Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ?
    La Tanche rebutée il trouva du goujon.
    Du goujon ! c'est bien là le dîner d'un Héron !
    J'ouvrirais pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise !
    Il l'ouvrit pour bien moins : tout alla de façon
    Qu'il ne vit plus aucun poisson.
    La faim le prit, il fut tout heureux et tout aise
    De rencontrer un limaçon.
    Ne soyons pas si difficiles :
    Les plus accommodants ce sont les plus habiles :
    On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
    Gardez-vous de rien dédaigner ;
    Surtout quand vous avez à peu près votre compte.
    Bien des gens y sont pris ; ce n'est pas aux Hérons
    Que je parle ; écoutez, humains, un autre conte ;
    Vous verrez que chez vous j'ai puisé ces leçons.

    Certaine fille un peu trop fière
    Prétendait trouver un mari
    Jeune, bien fait et beau, d'agréable manière.
    Point froid et point jaloux ; notez ces deux points-ci.
    Cette fille voulait aussi
    Qu'il eût du bien, de la naissance,
    De l'esprit, enfin tout. Mais qui peut tout avoir ?
    Le destin se montra soigneux de la pourvoir :
    Il vint des partis d'importance.
    La belle les trouva trop chétifs de moitié.
    Quoi moi ? quoi ces gens-là ? l'on radote, je pense.
    À moi les proposer ! hélas ils font pitié.
    Voyez un peu la belle espèce !
    L'un n'avait en l'esprit nulle délicatesse ;
    L'autre avait le nez fait de cette façon-là ;
    C'était ceci, c'était cela,
    C'était tout ; car les précieuses
    Font dessus tous les dédaigneuses.
    Après les bons partis, les médiocres gens
    Vinrent se mettre sur les rangs.
    Elle de se moquer. Ah vraiment je suis bonne
    De leur ouvrir la porte : Ils pensent que je suis
    Fort en peine de ma personne.
    Grâce à Dieu, je passe les nuits
    Sans chagrin, quoique en solitude.
    La belle se sut gré de tous ces sentiments.
    L'âge la fit déchoir : adieu tous les amants.
    Un an se passe et deux avec inquiétude.
    Le chagrin vient ensuite : elle sent chaque jour
    Déloger quelques Ris, quelques jeux, puis l'amour ;
    Puis ses traits choquer et déplaire ;
    Puis cent sortes de fards. Ses soins ne purent faire
    Qu'elle échappât au temps cet insigne larron :
    Les ruines d'une maison
    Se peuvent réparer ; que n'est cet avantage
    Pour les ruines du visage !
    Sa préciosité changea lors de langage.
    Son miroir lui disait : Prenez vite un mari.
    Je ne sais quel désir le lui disait aussi ;
    Le désir peut loger chez une précieuse.
    Celle-ci fit un choix qu'on n'aurait jamais cru,
    Se trouvant à la fin tout aise et tout heureuse
    De rencontrer un malotru.

     

    Jean de la Fontaine

     

     

    bonne journée a vous amitiés des PO

     


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  • bonjour....je vous offre cette rose.. photo prise hier en bas de chez moi....

    Une rose au jardin c'est un cadeau du ciel. Plusieurs roses sont une bénédiction.   
    Céline Blondeau

    ce matin , un beau soleil mais seulement 8 degrés en ce moment.  .brrr ..c'est l'hiver mais j'aime bien..

    *

    Que j’aime le premier frisson d’hiver…

     

    Que j’aime le premier frisson d’hiver ! le chaume,
    Sous le pied du chasseur, refusant de ployer !
    Quand vient la pie aux champs que le foin vert embaume,
    Au fond du vieux château s’éveille le foyer ;

    C’est le temps de la ville. – Oh ! lorsque l’an dernier,
    J’y revins, que je vis ce bon Louvre et son dôme,
    Paris et sa fumée, et tout ce beau royaume
    (J’entends encore au vent les postillons crier),

    Que j’aimais ce temps gris, ces passants, et la Seine
    Sous ses mille falots assise en souveraine !
    J’allais revoir l’hiver. – Et toi, ma vie, et toi !

    Oh ! dans tes longs regards j’allais tremper mon âme
    Je saluais tes murs. – Car, qui m’eût dit, madame,
    Que votre coeur sitôt avait changé pour moi ?

     *

    Alfred de Musset

     

     

    notre Canigou  a enfin  enfilé  son manteau blanc...c'est chouette.....

    bonne journée ....amités... YVETTE

     


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  • bonsoir.....ouf...la météo est meilleure, mon "homme" est allé faire une rando dans les gorges du Mondony...et il a prit de jolies photos..

    amités 

    pour vous ce poême que j'aime bien...

     

    Le printemps reviendra

     

    Hé oui, je sais bien qu'il fait froid,

    Que le ciel est tout de travers ;

    Je sais que ni la primevère

    Ni l'agneau ne sont encore là.

     

    La terre tourne ; il reviendra,

    Le printemps, sur son cheval vert.

    Que ferait le bois sans pivert,

    Le petit jardin sans lilas ?

     

    Oui, tout passe, même l'hiver,

    Je le sais par mon petit doigt

    Que je garde toujours en l'air ...

     

    Maurice CARÊME

     

     

    beaucoup d'éboulements sur la petite route qui longe les gorges...il faut mieux encore ne pas sortir la voiture....

     


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