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Montoire : Andrée Hégésippe est toujours chez elle à 107 ans !

La dynamique doyenne de Montoire-sur-le Loir vit toujours chez elle dans un quartier calme de Montoire (Loir-et-Cher).

 c'était deux mois avant son grand départ pour l'au delà..

quelle longue vie ..et quel beau cadeau elle nous a fait avec son journal de sa vie!!

 

mes enfants suite  

MONIQUE EN 1937

Monique est née le 23 janvier 1937 descendue du ciel sans commande. 4 enfants, ça commence à bien faire. Le docteur apporte ce que « le Bon Dieu » envoie. Elle pesait bien 3,500 kg, une belle noire. Elle a été élevée comme les autres, pas de différence. Elle a fini les restes des vêtements. Le landau n’en voulait plus. La mère Tabac s’occupait de moi, propre et travailleuse, mais voleuse. Elle emportait les pots de rillettes. Elle ne demandait pas mais se servait. Mauricette allait à l’école avec Melle Simon, sa maîtresse ainsi que Arlette, Claude et Monique. J’ai été 8 ans tranquille sans autre enfant. Ma belle-mère m’a dit que j’avais attrapé le microbe à la Robilière. Ma belle-sœur Marcelle me disait : « tu ne t’en sortiras pas avec tous tes « queniots ». Aujourd’hui, ils sont tous là. Ma belle-sœur Marcelle n’en a que 2 qui ne se parlent pas. Son mari est décédé. Elle a eu un accident de voiture et est également décédée. NICOLE EN 1944 Nicole est née 8 ans après Monique, un dimanche matin, elle était petite, à peine 3 kg, une vraie poupée. Elle était habillée tout à neuf jusqu’au « carrosse » (landau). Son frère et ses sœurs la 

La mère Duveau s’occupait de moi, mais j’ai vu qu’elle me volait : elle emportait les fromages

LA NAISSANCE DE MES 3 DERNIERS ENFANTS

La naissance de Jacky en 1948

Jacky est né le 12 février 1948 un matin ; Le père et Claude bouchaient du vin, du 47. Ils l’ont arrosé avec le Docteur. Claude était content d’avoir un petit frère. Le père voulait qu’il s’appelle Marc. On lui a donné en 2e prénom. Il était fragile. Il a fait une bronchite et l’infirmier lui faisait des piqûres.

La naissance de Micheline en 1951

Micheline est née le 29 décembre 1951 un soir où il neigeait. Comme j’étais à l’hôpital de ChäteauRenault, c’était des vacances pour moi. Le docteur Chabeaux et l’infirmière M. Jeanne étaient présents. L’enfant était gros. On m’avait fait des piqûres de calcium pour ma broncho pulmonie. À 1 an, Micheline a fait des crises de convulsions. Le Docteur « Debrucois » la suivait tous les mois. Elle était fragile du cœur jusqu’à sa formation.

La naissance de Jocelyne en 1953

Jocelyne est née le 14 octobre 1953 dans la nuit à l’hôpital de Château-Renault. Le docteur Chabeaux et l’infirmière M. Jeanne étaient présents. Je me demandais si ça se terminerait un jour. L’infirmier me certifia que c’était fini à 40 ans. Enfin, comme les autres, nous l’avons élevée. Monique ne l’appréciait pas. « On n’avait pas besoin d’elle » disait-elle. Jacky l’adorait. Pendant ce temps Mme Daumas venait pour les vaches. Elle ne s’entendait pas avec Maurice. Il était temps que je rentre à la maison. Ma belle-sœur Marcelle me disait : « Tu ne t’en sortiras pas avec tous ces quenios ». Aujourd’hui, j’ai tous mes enfants. Pas un seul d’infirme. Elle a un gars et une fille qui ne se parlent pas. Son mari est décédé. Elle a eu un accident de voiture qui lui a coûté la vie : pauvre Marcelle. Ma belle-mère m’avait donné le microbe (avoir beaucoup d’enfants) et habitant la Robilière, je l’avais  bien attrapé

 

 QUI ETAIT GRAND-MERE HEGESIPPE, MA BELLE-MERE ?

Son nom de jeune fille était Dorion et son prénom Léontine. Elle nous a vendu le matériel agricole et 6 vaches qu’elle a estimées. On lui remboursait cela tous les ans. C’était une « drôle de femme ». Elle savait diriger. Son mari est décédé en 1926 à 55 ans. Il buvait beaucoup et ne travaillait pas. Elle a fait les partages à ses enfants. Elle est décédée en 1955 d’une maladie du cœur qu’elle avait depuis longtemps.

MAIS PARLONS UN PEU DE PAPA, MAMAN, MES SŒURS,

MON FRERE…

Le mariage de mon frère et de mes sœurs après 1935 Renée, ma sœur s’est mariée à Roger Proust de Chemillé. ; Le mariage eut lieu (mairie et Eglise) à Marray. Le repas se déroula à l’hôtel Dénéchau. Ce fut une belle noce. Roger était fils unique. Il était cultivateur. Ils sont partis au Puet à Chemillé puis à Marray à la ferme des Bonnier. Plus tard, elle a divorcé. Elle avait 5 enfants. Elle est alors descendue dans le bourg de Marray. Puis elle s’est mariée à Albert Guillon et elle gardait les vaches à Louestault, à St Martin des Bois. Quand Albert est décédé, elle a acheté une maison dans un lotissement aux Hermites à côté de sa sœur Rolande. Quand elle fut âgée, elle est allée à la résidence du Parc à Montoire. Elle était très bien logée et à proximité des magasins pour faire ses courses. Elle n’était pas loin de chez moi. Ses enfants ont acheté l’appartement. Ils sont tous gentils pour elle : 3 garçons, 2 filles, 10 petits enfants. Ils sont tous bien mariés. Je suis contente pour elle. Rolande, mariée à Roland Belloy à la mairie et à l’église de Marray. Le repas eut lieu aux Hermites un soir chez M. Mercier avec toute la famille Belloy. Ils ont été logés à la Levradrier ; ils y gardaient les vaches. Par la suite, ils sont allés à la ferme des Rousseaux. Ils ont remplacé maman. Ils ont eu 3 gars et ils ont laissé la ferme à leur fils Jean-Louis. Eux sont partis à la retraite à la Pitière puis Roland, son mari est décédé. Rolande est descendue aux Hermites dans une maison qu’elle avait achetée. Elle a trouvé un ami de compagnie Jacques Dorès, de Louestault. Il était très gentil. J’étais contente pour elle, car elle n’a pas toujours été heureuse avec Roland. Ils font des voyages la priorité de leur vie. Elle a de bons enfants, tous mariés. Antoine est à St Laurent, Roland à la Pitière et Jean Louis est resté à la ferme. C’est la seule ferme de Marray où il y a des vaches. Il y a une belle installation. Il a un gars Jean-Sébastien qui continue la culture. Maurice, marié à Yvette Bataillon à Marray. Ils ont été à la ferme des Bruères. Ils y sont restés toute leur vie avec leurs 5 filles. Puis ils se sont retirés au « petit Hêtre » Ils continuent à s’occuper des bois, des animaux et du jardin. Ils allaient rendre service à leur successeur, car ils étaient tous les 2 travailleurs. Mon frère a eu un accident avec sa tronçonneuse. Il en est mort. Yvette est restée avec sa maman de 89 ans. Elle a de bons enfants qui vont souvent la voir. Ils ont 6 petits enfants.

Le décès de mon frère Georges au régiment à Nancy

Georges est parti au régiment en 1937 à Nancy à 22 ans. Il n’est revenu qu’une fois en permission. Il avait beaucoup changé. Comme il avait une copine, un autre gars lui avait prise et ça l’a traumatisé. Il est reparti à Nancy. Peu de temps après, on a reçu une dépêche qu’il avait une méningite tuberculeuse et qu’il demandait à revoir sa maman. Elle est partie avec un voisin, M.Pineau par le train. Arrivée à sa chambre, Georges a dit « maman » et c’était fini. Maman avait beaucoup de peine. Il a été enterré à Marray dans le cimetière. Maman,avait fait faire un caveau de famille avant qu’il ne meure, 

Je ne peux pas croire que Georges soit parti si vite. Il n’a pas profité de la vie. La vie est mal faite.

 

La vie de Maman de sa naissance à son départ à la retraite

 

 

Le décès de papa

Papa est décédé je crois en 1940. C’est maman qui l’a habillé et ma sœur Rolande et moi. En ce temps là, on n’allait pas à l’hôpital C’était bien triste pour nous qui n’avions jamais vu un mort. Rolande tenait la lampe. Moi j’aidais maman. Le docteur est venu pour les papiers le matin. Ils reposent tous les 3 dans le caveau familial à Marray, mon frère Georges, papa et maman. 

Elle est née le 12 mars 1892. Son père s’appelait Léon Lucas et sa mère Victorine Tireau. Elle s’appelait Marguerite, Ernestine, Georgette et se faisait appeler Georgette. Née je crois à la Saint Martin aux Hayes, enfant elle est venue habiter « à la petite Sournais » des Hayes avec ses parents. Elle était la 3e de 10 enfants. Son père est décédé accidentellement. Le plus jeune Robert avait alors 3 ans. Maman est née 2 ans après son petit frère. Maman s’est mariée au mois de juin 1913 avec mon papa Marie Félix André Goujon de Marray. Moi je suis née le 16 novembre 1913. Mon frère Georges est né en 1915. On avait deux vaches : une que ma grand-mère avait donnée à mes parents (dont sa fille) et l’autre achetée à M. Mulot. La vache était maigre. On l’a payée en écus (l’écu est la monnaie qui existait avant l’ancien franc). Je ne me rappelle pas combien nous avons payé la vache, car en 1916, je n’avais que 3 ans. Monsieur Lucet de la Ferrière loua à mes parents les Rousseau les bâtiments de la ferme d’abord et par la suite les terres. Papa a repris les chevaux. Il labourait. On avait un commis : Lionel Angibaud Maman travaillait beaucoup dans les champs. On était 5 enfants. Avec mes cousines, on nous mettait dans une « jalle » sorte de remorque » que papa avait faite. On marchait à l’âge d’un an. On n’était pas dorloté, pas difficile ; mes cousines, par contre, étaient toujours malades. Ma tante buvait et dormait. Ma grand-mère disputait à cause de cela. Puis nous sommes partis à la Guillotière à Marray. Papa avait la maladie du sommeil. Maman le  

promenait. On n’était pas heureux. Maman pleurait. Le travail dur pour les femmes : Renée est née aux Rousseaux. Rolande est née 4 ans après dans la nuit du 18 août. Je me rappelle : on battait à la machine. Maman ne s’est pas levée pour donner le déjeuner aux hommes. Ma petite sœur  est née. À midi, maman était présente pour le repas. Incroyable, elle était « rustique » (solide). On en voit plus des semblables de nos jours. Elle faisait tous les travaux et en plus avec des chevaux. Par la suite, elle a acheté des moutons. Papa les gardait. Il ne pouvait plus travailler. Elle a perdu son fils Georges au régiment. Quand j’ai eu ma fille Mauricette, ma maman la gardait. Elle a continué à la ferme seule avec des commis. Elle a cédé la ferme à ma sœur Rolande. Elle est partie avec 3 vaches à la « Lecradié » quelques années puis à la Bigotière aux Hayes. Elle vendait le lait, portait les bidons à la route pour le laitier. Mauricette, sa petite fille habitait à côté. Une autre petite fille, Mauricette Barbereau a repris la ferme.

Quand, à son tour, elle fut à la retraite, elle est allée travailler chez ses enfants et petits-enfants. Elle tricotait toujours, raccommodait ou épluchait des légumes. Elle ne restait jamais à rien faire. Elle n’était pas difficile : elle mangeait de tout et elle n’était jamais malade. Elle ne faisait pas d’embarras. Elle faisait sa toilette et se peignait toute seule. Elle avait de grandes tresses. Elle faisait un chignon avec ses grands cheveux blancs. Elle ne voyait pas beaucoup le docteur, ni l’oculiste. Elle n’avait pas beaucoup de médicaments. Elle avait des lunettes juste pour lire. Elle assistait à tous les baptêmes et mariages de ses petits-enfants. Elle avait une canne pour l’aider à marcher dans ses vieux jours. Elle marchait courbée ma maman chérie. Mais reparlons de notre vie de fermiers à Maurice et à moi-même.  

LA VIE A LA FERME LA GARDE DES VACHES AUX MARCHAIS

À la Toussaint 1932, la grand-mère Hégésippe nous mis « garde vaches » ou vacher au Marchais. On gardait les vaches dans les champs. J’avais 3 vaches : 2 que les parents nous avaient données et une que j’avais achetée à la vente à Pleuvry à Marray : 130 Frs. La vache se « démuselait ». On aurait dû lui mettre un collier. Un matin, je l’ai trouvée étranglée. Ça commençait bien mal. Tu n’avais pas besoin d’acheter cette vache m’a dit Maurice. Elle s’appelait Pâquerette, belle et bien facile à traire. J’ai beaucoup pleuré. J’avais des poules, des lapins et un chien, prénommé « Sans peur », qui était une grande compagnie.

NOS PREMIERES ANNEES A LA FERME DE LA ROBILIERE

En 1933, la grand-mère Hégésippe nous céda la Robilière.  Léonne, ma belle-soeur attendait Camille Leclerc, son mari, il était au régiment. Il ne plaisait pas à la mère (la maman de Maurice), mais Léonne avait déjà une fille Coco. Il est plus difficile de se marier quand on a déjà un enfant. Léonne est allée habiter à la Persillière. Plus tard, à la retraite, elle est descendue dans le bourg des Hermites.  Eugène, mon beau-frère s’est marié à Marcelle Balleur de Marray, ma voisine.  Yvonne, mon autre belle-soeur est descendue dans le bourg des Hermites avec Roger Bédard. On a donc pris la ferme de la Robilière. M. Chevereau de La Chartre était le propriétaire. Nous avons loué pour un bail de 9 ans. Nous étions métayers La pauvreté en 1933 On n’était pas riche avec 2 enfants en 1933. Nous ne percevions pas d’allocations familiales. Un jour, j’ai vidé les tirelires des enfants pour acheter des graines. Plus tard, j’ai remis l’argent. Ça leur appartenait. Heureusement, les enfants n’étaient pas malades, ni infirmes. On avait loué les services d’une bonne et d’un commis ce qui faisait bien du monde autour de la table. 

Une année, la récolte ne fut pas bonne. La grand-mère Hégésippe nous a prêtés de l’argent pour payer le propriétaire. On lui a rendu dans l’année. Avec 4 enfants, on n'épargnait pas beaucoup

. LE DESACCORD ENTRE FRERES

Maurice et son frère Eugène n’étaient pas toujours d’accord. On avait des terres à Mme Maoudeau. Elle voulait les vendre : 4 morceaux. Eugène demande à son frère s’il avait envie de les acheter. Il lui répond : « ce que j’ai envie de faire, ne te regarde pas ». À la vente, Maurice achète les 2 premiers. Les Crosnier en achète un et Eugène le dernier. Le lendemain, Maurice lui reprend et ils ont fait le droit de préemption. Voilà la discussion. C’était en 1965 environ. On ne se parlera plus ni aux uns, ni aux autres. Tout était fini entre nous. Marcelle, la femme d’Eugène ne nous parlait plus. La grand-mère (mère de Maurice et Eugène) n’était pas contente. On avait du matériel en commun. Nous n’avons pas été au mariage de leurs enfants plus tard. Un jour, beaucoup plus tard, Henri Jouzeau est décédé. On va le voir à la Chêne. Eugène était malade. Un peu après, nous étions à Montoire à l’enterrement d’Henri Jouzeau. Marcelle, la femme d’Eugène dit à Maurice : « viens voir ton frère, il serait content ». Il y est allé. Marcelle a eu bien du mal à les faire s’embrasser. Eugène pleurait de joie, mais Maurice est plus dur. Comme Marcelle conduisait, ils avaient décidé de venir nous voir. Ils étaient heureux tous les 2. Par la suite, Eugène est décédé. Avec Marcelle, nous avons continué à nous voir. Je devais aller passer quelques jours avec elle. Mais Maurice est décédé. C’est ce jour-là qu’elle a eu son grave accident. Un camion frigorifique l’a écrasée. Cela s’est passé à côté de chez son gars où elle avait l’habitude de passer tous les jours. En pleine santé, elle s’est faite tuer.

EN QUOI CONSISTAIT NOTRE TRAVAIL A LA FERME EN1933 ?

Peu de modernité, les machines étaient peu nombreuses Nous n’avions pas l’eau courante. On devait donc tirer l’eau au puits. La traite des vaches Elle se faisait à la main, On prenait une selle et un seau pour traire 10 mn. On menait le lait dans des bidons au bout du chemin pour le laitier. Le laitier passait en camion sur la route. Il s’arrêtait au bout du chemin des fermes et vidait le lait dans sa citerne. Puis on retournait chercher les bidons à la route. M. Lesage, l’épicier venait chercher le lait pour les gens du bourg qui souhaitaient acheter du lait. Fabrication de la crème, des fromages à la main : Suivant le lait que la vache donnait, on le posait dans une grande bouilloire dans l’écrémeuse et on tournait l’écrémeuse à la main. L’écrémeuse séparait la crème du petit lait Quand le lait était levé à point, on ouvrait un robinet. On tournait régulièrement la crème sortie par un tuyau. Le petit lait sortait par un autre tuyau. Le petit lait était pour les petits veaux et les cochons. On leur donnait avec des pommes de terre. On faisait également les fromages La fabrication du beurre à la main « Pour faire le beurre, il faut une baratte. C’est comme un tonneau avec des pieds et une manivelle. Il faut prendre la crème sur le dessus du lait avec une louche. Ensuite, on la verse dans la baratte. Puis il faut tourner la manivelle pendant environ 30 minutes pour remuer la crème. Alors, quand on ouvre la baratte, la crème s’est transformée en beurre. En enlevant le bouchon situé sous la baratte, on fait couler le petit lait et on rince le beurre à l’eau froide. Enfin, on récupère le beurre au fond de la baratte avec une spatule en bois et on le met dans un moule et on tasse. Quand on le démoule, le beurre est décoré avec des dessins qui étaient creusés au fond du moule » Extrait provenant d’Internet Francis venait toutes les semaines à la ferme faire le beurre. C’était sa corvée. Comme je l’ai déjà dit, on n’avait pas l’électricité. Le beurre tournait à la baratte au moins 1 heure à la main. Quand ça ne tournait pas en beurre, Francis tapait ses sabots au sol mécontent. Au contraire, s’il obtenait du beurre, il disait : « La patronne, c’est fini ». Je lui donnais plusieurs verres de vin et une pièce. Il disait : « au revoir et à la semaine prochaine ». Il était content. Avec 40 livres (20 kg) de beurre, mon panier à beurre était plein. J’étais contente. J’allais pouvoir le vendre. Le travail auprès des vaches L’hiver, dès le matin à 7 heures, on commençait par curer les vaches, car elles couchaient l’hiver dans l’écurie. On retirait les bouses de vaches. On lâchait les vaches dehors pour qu’elles aillent boire à la fosse puis on les rattachait et on les étrillait. On les brossait pour qu’elles soient propres. On lavait et lessivait leur pis. On faisait la litière. On leur donnait à manger du fourrage sec, des mélanges de balle avec des betteraves et de la farine Le midi, on donnait à manger aux vaches puis à nouveau le soir à 5 heures. Il fallait aussi les traire le matin et le soir. C’était beaucoup de travail pour 12 vaches. Bien sûr, les génisses donnaient moins de travail et l’été, les vaches allaient aux champs. La moisson pratiquement tout à la main La moisson, le fauchage de l’herbe, le battage se faisaient également à la main ou avec des machines rudimentaires. Et il y avait tout le reste du travail à faire.

Les cochons :

J’achetais les petits cochons à Ingrande à Chemillé ; j’allais donc les chercher. Les cochons mangeaient de la farine et des pommes de terre. J’avais des mères gorine. Je les menais au verrat (mâle reproducteur car pas d’inséminateur) chez Roulin. J’y allais à pied par le chemin.

Le jour où on tuait le cochon

On tuait le cochon tous les ans. Monsieur Royer, le charcutier, passait une journée à le préparer. Il arrivait de bonne heure le matin pour le tuer, le faire griller avec de la paille, le brosser et le laver. Il passait bien 2 heures à le vider. Il ramassait les boyaux pour le boudin blanc et noir, puis l’estomac pour les tripes. Il grattait proprement les tripes puis passait à la confection des rillettes. Il découpait la viande pour les rôtis et les jambons. Claude, mon fils mangeait sa grillade en matinée et moi la rate le soir. C’était une habitude chaque année. L’élevage des poulets : J’élevais beaucoup de poulets. J’avais une couveuse. On donnait aux poulets des granulés et du blé. Narcisse, l’épicier, venait les chercher tous les 3 mois. Claude venait l’aider comme il était à la ferme de La Muse à côté. La mise en conserve des petits pois : On allait porter des petits pois jusqu’à la Chartre (18 kms). L’entreprise les mettait en conserve dans des boîtes métalliques. On la payait pour cela et on récupérait les boîtes avec nos propres légumes. C’était avant la naissance du congélateur. Les maladies des animaux Une année, nous avons eu la maladie de la fièvre aphteuse. Nous avons perdu 2 vaches. J’ai dû jeter le lait pendant 8 jours pour éviter la contamination. Au printemps, l’herbe était tendre. Les vaches étaient  toujours enflées. On était obligé de les percer avec le Trocart. C’était moi qui le faisais avec ma bellesœur. Madame Coureau me dit un jour : une personne nous a jeté un sort. Mes vaches n’étaient jamais enflées auparavant. Nous avons eu un désaccord pendant plusieurs années. Les petits cochons avaient la « drame », les poules le choléra, les lapins la maximatose (myxomatose). Nous avons perdu 2 chevaux pour des coliques néphrétiques

 

la semaine prochaine  

 

.LA VIE A LA FERME PENDANT LA GUERRE

 

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capucine66


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U
bonjour yvette les jours défilent et demain on aura nos trésors mais j avoue etre un peu inquiete deja pour les repas car presque 15 jours ça va en faire pas mal mais je vais en profiter pour vider le congel le plus possible pendant leur séjour ici ce sera au moins ça de piocher pour manger mais faut pas que du surgelé non plus alors des lundi prochain on ira faire des courses alimentaires fraiches mais je n aie deja fais un peu de légumes et de fruits mais j espere qu elles auront des idées de sortie aussi car de ce coté la on bougera le maximum en esperant qu il fasse beau temps <br />  passez un bon mercredi et je t embrasse
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H
Bonsoir,cette dame superbes sa vie en ce temps là les gens ne se plaignent jamais ,moins stressé que de nos jours il n'avait pas besoin de montre pour savoir qu'il était l'heure de manger ou dormir .Bonne 'uit Bisou
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F
Bonsoir Yvette merci pour ton com sur ma page et pour les caresses à choupette, ici il fait chaud aussi. enfin c'est l'été!<br /> Bonne soirée bises et caresses à Olga!
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F
Bonsoir Yvette. Merci pour cette histoire si touchante!<br /> ça va toi? moi ça va, j'ai eu ma piqûre mensuelle contre la dépression, puis j'ai été chercher le fils de mon amie parisienne à gourdon et ce soir je vais au marché gourmand dans mon village.<br /> Je te souhaite une bonne soirée! bises
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N
Bonjour Yvette, quelle belle histoire ,  dans le temps les familles avaient beaucoup d'enfants,  chez moi  maman et papa on eu le plaisir d'accueillir 6 filles , papa voulais un garçon donc il continuait toujours mais le docteur a dit que maman ne devait plus avoir d'enfants car elle risquait de mourir,  donc  ma petite soeur Bernadette fut la dernière  et j'avais priée Marie a l'église pour que maman n'ait plus d'enfant, je tenait trop a ma maman ,  le docteur l'avait dit j'écoutait au mur  dans ma jeunesse, et je savais écouter ce que disait le docteur  et la sage-femme ,   autrement, il pleut depuis 13h j'ai eu juste le temps de faire le bord de route, la pelouse et la haie,   j'ai pas pu faire l'autre côté, mais là je suis fatiguée j'ai ma sciatique dans la cuisse jusqu'au genou , via le pied par moment, des coups de jus aussi,   donc je vais   finir ton com et j'irais plus tard sur l'ordi,  elle m'embête bien ma maladie d'allergie aux ondes magnétiques, c'est pire quand il pleut ou de l'orage,  je t'embrasse bien fort, Nina
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S
Quelle belle histoire mémorisée à jamais au travers de ces mots.. Une vie de labeur , on ne se plaignait pas, on travaillait dur et je reconnais moi aussi l’histoire de mes grands parents à travers ces pages
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L
Un écrit qui contient tout un arbre généalogique de vies à la campagne à une époque bien plus rude qu'aujourd'hui... des leçons à prendre pour ceux qui se plaignent sans arrêt !<br /> Bisous et bonne journée
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C
Que d'émotions ce matin !<br /> J'ai l'impression que ta belle-mère est là tout près et raconte doucement l'histoire de sa vie.<br /> MERCI pour ce splendide partage.Gros bisou
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U
bonjour yvette c est comma a chaque fois les yeux embués de larmes par ce récit de votre maman tres meritante come le tait ma maman aussi ça nous rapporoche enormément sauf que la mienne n a eue qu une demie vie puisque le cancer nous la prise a 63 ans mais ma maman je l aime a en devenir folle mais helas plus jamais je ne  pourrais le lui dire, mais heureusement elle le savait , papa lui aussi avait perdu un frere a la guerre albert il avait 27 ans et une fiancée bien sur lui je ne l aie pas connu sauf a travers une photo , elle oui je l aie vue car de son vivant elle a toujours été proche de nous meme si elle a fait sa vie et a eue des enfants <br />  tout ça est notre passé , passé qui a fait de nous ce que nous sommes <br />  ce matin il pleut deja <br />  a demain et je t embrasse petite soeur de coeur 
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B
Bonjour Yvette Merci de la belle histoire de ta BM , j apprécie ces ecris d une vie. Bon mardi et journée Amicalement Bérénice
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