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     bonjour a tous.         

 

 

 

     je vous souhaite un bon dimanche et vous laisse un peu de lecture si ça vous intéresse bien sûr..  un peu de mieux ouf je passe un scanner mercredi repos aujourd'hui et lecture..

pour les randos il me faudra attendre....

"C'est au centre de ton coeur que la vie commence, c'est le plus bel endroit du monde." Rumi

Olga, impatiente de retrouver ses sentiers  (elle n'est pas     la seule)

 

mon homme et sa chère maman 

 

suite du journal de belle maman  

 

LES BONNES ET COMMIS

En 33 ans, j’ai eu, pour m’aider 9 bonnes, 5 commis mes 3 filles et mes 2 gars.  Léonne Diderot des Hermites, 15 ans Raymonde Riant, de Chemillé, 16 ans  Yvette Chintron, de Marray, 16 ans Lucette Proust, de Marray, 17 ans Rolande Lambert, de Loisteau, 25 ans  Marguerite Donnis, du Sentier, 20 ans Madeleine Bodichon, des Hermites, 18 ans  Thérèse, de Marçon, 18 ans  Alice Quichard, de Montrouveau, 25 ans 

Louis Toinon, des Hermites, 18 ans.Gérard Lucas, des Hermites, 17 ans  Georges Riant, de Chemillé, 20 ans .. Lionel Duchemin, de Villedieu, 20 ans , Maurice Duchesne, de la Ferrière, 20 ans..Mes filles Mauricette, Arlette et Monique ,Claude et Jacky, mes gars Les journaliers : Mme Tabac, M.Bodichon, M. Diderot, M.Bouvinet, M. Dervare, M.Louise Chartrain Daumont, Rolande Toinon, M.Donnat, Julien Chartrain et son frère, Brocheriou, Léa Broutie Ma dernière bonne, Alice Guichard Elle était mariée. Son mari travaillait chez Roulin. Ils ne se voyaient pas tous les jours. Elle avait son petit chien ratier. Je pouvais partir. Elle me remplaçait. Elle n’oubliait rien. Le travail était bien fait. Le soir, pendant le souper, elle regardait la télévision et ne mangeait pas ; . Maurice disait : « quand j’aurai fini de manger, le souper sera terminé ». Il quittait la table et elle n’avait pas mangé. Le soir, elle venait avec moi voir les animaux. Je lui donnais à manger. Elle m’aimait bien, pas le patron disait-elle. Je ne l’ai pas gardée. Maurice la rouspétait. Elle avait 35 ans, un peu « simple ». Elle avait eu une attaque de méningite. Un jour, je l’ai rencontrée à Montoire. Elle m’a dit qu’elle était divorcée et qu’elle vivait avec un ami à Thoré. Pauvre Alice, c’était une bonne fille. Je l’aimais bien. Elle était de Montrouveau. 

Plus tard, avec son petit Michel, elle est allée chez M. Riant à la Ruine aux Hermites. La grand-mère de M Riant était une brave femme, bonne pour le petit Michel. Maurice était alors rentré. Ils sont redescendus dans le bourg des Hermites puis partis à la Ferrière. Joël, leur 2e fils est venu au monde. Ils sont repartis garder les vaches à la Bigotière à côté de sa grandmère Goujon. Puis, plus tard, ils sont à nouveau repartis vers la Ferrière dans une ferme. Après avoir beaucoup travaillé, à la retraite, ils sont allés à Auzouer en Touraine dans une maison qu’ils avaient fait construire. Mauricette travaillait à la mairie de Château Renault et Maurice à l’IME de la Bonière. Ils ont eu ainsi une meilleure retraite. Maintenant, ils se promènent, font des voyages, des marches, jouent aux cartes, vont à la pêche et au bal

Le régiment de Claude 1955-1956

Claude est parti au régiment en Allemagne pour un an à Baden-Baden. Il n’est pas rentré en permission. Il écrivait. Je lui envoyais de l’argent. Madame Coureau de Tours m’a dit qu’il avait vu la mort de près avec un camion. Il m’a dit que le camion l’avait serré le long d’un mur dans une descente. Il est rentré à la maison et reparti un an en Algérie en 1956. Je le verrai toujours descendre le chemin des Hermites qu’il prenait pour aller à l’école. Quand il est rentré, nous avons été le chercher à la gare de Tours. Il avait un copain. Nous l’avons ramené à Louestault. C’était André Solnet, le fils d’une copine. J’ai rhabillé Claude à la maison Sigrand de Tours. Il n’avait plus rien à se mettre pour sortir.Mais arrivé à la ferme, il n’avait plus goût à la culture. À l’armée, il conduisait un camion. Il a repris le tracteur et l’envie est revenue. Il avait pris un permis de chasse. Un jour, il ne voulait pas que la chienne, Cigarette, l’accompagne. Elle le suivait de loin. En traversant la route, une voiture l’a tuée nette. Le père n’était pas content. Elle était bonne pour les rats. Claude a acheté un épagneul breton qui avait peur des coups de feu. Il n’était donc pas bon pour la chasse. Ça a été terminé. Claude n’est plus allé à la chasse

ADIEU LA ROBILIERE (1967) LA VENTE DE LA FERME

Après 33 ans de travail à la ferme, c’est le départ à la retraite. Arrivés en 1934, nous en sommes partis en 1967. À la Toussaint 1967, nous avons fait la vente des animaux et du matériel par le notaire M. Loison des Hermites. Il faisait beau. Nous avons commencé par vendre l’âne et les vaches. Les vaches se vendaient bien ; elles étaient belles et propres. 2 vaches ne nous ont jamais été payées par le boucher M. RENARD de la Chartre (120.15 francs). La vente a rapporté 200.000 FRS avec les frais de matériel de culture. On n’a pas montré la cuillère assez tôt. Il voulait tout vendre dans la soirée. En plus, le buffet, la maie, les soues à cochons en ciment, les fûts et bien d’autres matériels. Dans une ferme, on a de tout puisqu’on a besoin de tout. Le lendemain, je n’avais que quelques vaches à traire. C’était triste. Le mercredi, nous partions pour Montoire. Il tombait de la neige. Claude, Gérard et Maurice sont venus nous aider. J’avais 53 ans, Maurice 61 ans. 

LA COMMUNE DES HERMITES ET SES CENTENAIRES 

La commune des Hermites (Indre et Loire) était plus vivante que Marray. J’aime bien le village des Hermites. Je crois qu’il y a, à l’heure où j’écris, soit en l’an 2000, 465 habitants. On y trouve 1 église, 1 école,1 docteur, 1 pharmacien, 2 coiffeuses, 1 menuisier 1 maçon, 1 cantonnier, 1 terrain de sports, 1 hospitalet (centre d’hébergement et de rééducation), 1 plan d’eau, 1 salle polyvalente où les anciens peuvent jouer aux cartes et aussi 1 bistrot (café). « le bistrot : lien social très important dans un village »   

Aux Hermites, on a fêté en 2000 le centenaire de M. Rousselet : messe le matin et l’après-midi, on l’a passé dans les champs de la Ruine. Un petit avion était venu pour le baptême de l’air. Nous avons fait un tour tous les 2 M.Rousselet et moi . M. Rousselet avait 2 filles célibataires. Victor et Thérèse MENIER ont eu aussi 100 ans en l’an 2000. Ils n’ont pas d’enfants. Ils sont à la maison de retraite de Château-Renault. Victor est décédé ainsi que Thérèse en 2001.  

LE TRAVAIL DANS MA VIE (1930-1978)

Je savais travailler, mais je ne réussissais pas à l’école. J’ai commencé à travailler jeune à 10 ans. À 10 ans, je bêchais les betteraves, je ramassais des pierres, des sernettes (pissenlits). 

 

Plus tard, je savais tirer les vaches. J’aidais les vaches à vêler et je les perçais avec un trocard (instrument avec lequel on fait une incision dans le flanc de la vache lorsqu’elle risque de s’asphyxier). Cela arrivait quand elles étaient enflées d’avoir mangé des pommes. J’aidais les truies et les « biques » à la naissance, chaponnais (castrais) les poulets et les petits cochons. Je râtelais avec le cheval (je passais le râteau). Je faisais du miel aussi. Je faisais des cataplasmes aux enfants. Je savais coudre à la machine. Je faisais du tricot et du crochet. Je faisais de la mobylette. Mais je ne savais pas conduire la voiture. J’ai élevé 8 enfants. Ils savaient tous travailler, car je leur avais appris. Je tiens ma robustesse de ma maman. 

 

 MA VIE A LA RETRAITE NOTRE ARRIVEE A MONTOIRE SUR LE LOIR

NOTRE NOUVELLE MAISON 

nous nous sommes retirés à Montoire au 84, rue du Général Leclerc. Nous avons acheté une maison pas trop chère et avons fait un prêt avec le Crédit Foncier. On avait encore 8 ans à payer. C’était intéressant pour nous. C’était une vente à la chandelle. Nous avons fait quelques travaux. Nous avons arraché les haies qui bordaient la route, construit un mur et un portail. Nous avons fait un parterre de fleurs et de rosiers, désherbé le jardin, planté des arbres, fabriqué des plaques en ciment et des bordures pour le jardin. Sur le devant de la maison, nous avons fait faire une véranda équipée d’un store ainsi que des grandes marches pour accéder à la cuisine. Nous avons mis des gouttières neuves, fait traiter la charpente, repeint les tôles du hangar. Nous avons fait installer l’eau de la ville et le chauffage central. Nous avons repeint l’extérieur de la maison ainsi que tous les volets. Nous avons agrandi la salle à manger et l’avons tapissée. La maison a beaucoup changé. Je m’y plais. Elle est proche de tout, au calme. Je désire qu’elle reste à la famille.  Nous sommes venus à 5 à Montoire : Jacky travaillait chez Chavigny. Il allait partir au régiment (faire son service militaire) à Tours au mois de février. Micheline travaillait aux établissements Léo à la confection des pantalons, Jocelyne était à l’école. Maurice n’était pas à la retraite. Il s’ennuyait de ne plus travailler Il entretenait les jardins des professeurs près de chez nous. Il y avait du travail pour tout le monde. J’avais 53 ans. À cet âge-là, on peut encore travailler.  

MON CHIEN PIPETTE (1966-1990) Arrivés à Montoire, Maurice voulait un chien. Maurice Duchesne, son gendre, avait une chienne. Quand elle a eu des petits, il lui a gardé une petite chienne, une ratière. Il l’appela Pipette. Elle était rusée, mais elle avait des crises. Tous les mois, ça la prenait. On lui donnait des cachets, rien à faire. Elle n’a jamais eu de petit. Nous l’avons faite opérer d’un kyste aux mamelles. Elle était souvent malade. On la menait au vétérinaire. Elle était bonne pour les rats et tout ce qui était nuisible dans le jardin. Elle aimait bien monter en voiture avec son maître. Il l’emmenait avec lui quand il faisait les jardins Elle était de bonne compagnie. Son maître décédé, elle me tenait compagnie. L’après-midi, on faisait un tour dans les champs et il ne fallait pas la tenir à la laisse. Elle est partie 3 ans après son maître soit en 2010. Elle avait de l’œdème. Mais quand je voulais partir plusieurs jours, les enfants la  gardaient. Chez Arlette, c’était sa 2e maison.

Elle est morte à 14 ans. Je n’ai pas eu d’autre chien. Ainsi, je suis tranquille quand je pars pour plusieurs jours. Je l’ai en photo avec mon petit gars Julien en souvenir ma Pipette.

mes différents travaux une fois installée a Montoire

Madame SOULEGUE (1967) Lorsque je suis arrivée à Montoire, je me suis occupée de Madame Soulègue. Elle était paralysée. Je lui mettais des appareils sur les 2 jambes. Je l’habillais et lui faisais sa toilette. Son mari s’était suicidé, déprimé de la voir paralysée depuis son mariage. Elle avait une fille.

J’ai aussi fait le ménage chez M. Cureau, M. Chaintron, M. Poiré, M. Martin. École de Montoire (1966-1967) Comme on était tout près de l’école, j’ai donc travaillé à la plonge à l’école. Le matin à 8 heures : j’arrivais à l’école, je mettais les bols sur la table et les couverts. Je distribuais, à chaque bout de table, les croissants et la confiture. Après, je mettais les plateaux dans la machine à laver la vaisselle : 5 mn par plateau et je les essuyais. Je rangeais les assiettes, les couverts, les verres. Puis je lavais les grosses gamelles à la main. Je rangeais le tout dans le placard. Le soir on recommençait le même travail. Chacun son tour, on faisait le ménage dans les dortoirs, lavait les vitres et les classes. On épluchait aussi les légumes. Monsieur Foizy faisait la cuisine avec M. Lesage, Mme Haudebert faisait les comptes et l’intendance. C’est elle qui m’avait embauchée. Je connaissais son mari. Il était marchand de vaches à Ruillé et il venait aux Hermites. Je ne suis restée à l’école que 2 ans. Il fallait être titularisée et j’étais  trip agée

trop âgée. Champignonnière chez M.Guilbeau Pendant les vacances scolaires, je n’allais pas travailler à l’école. Alors je travaillais à la conserverie des champignons à Montoire. Le matin à 8 heures, on pointait. Chacun se mettait à sa place. On mettait des gants. On avait des grands bacs d’eau séparés par une case. On mettait dans l’eau un produit qui faisait blanchir les champignons. Les gars nous donnaient des paniers de champignons que l’on mettait dans cette eau. À chaque panier, on recevait de l’argent. Plus on en faisait, meilleure était la prime. On coupait le pied des champignons ou on enlevait de la terre. Certains champignons avaient été coupés par accident. Alors on les mettait dans une boîte pour faire des potages. D’autres étaient mis dans des boîtes fermées et on les faisait cuire. Désormais, ils sont envoyés à Paris pour être mis en conserve. L’usine aux Roches est fermée, mais dans les caves, la conserverie fonctionne toujours. J’ai visité à nouveau la champignonnière en 1996. Les champignons poussent en hauteur sur des plateaux. C’est moins fatigant que par terre. Seulement il faut porter un casque avec une ampoule. On est toujours dans le noir, ce n’est pas bien saint. Mais c’est une habitude. Chez M.et Mme Buffereau (1967-1974) J’y allais tous les jours pour ramasser les haricots, les pommes de terre, les tomates et les épinards, botteler les radis, les carottes, les navets, les oignons, etc…. Ce n’était jamais fini. Le vendredi soir, on devait préparer les caisses de légumes. Le patron partait à 4 heures du matin à Tours. J’arrivais tard à la maison. Maurice rouspétait. Il ne croyait pas que j’étais encore au travail à 10 heures du soir. Je mangeais en vitesse et le lendemain, Je recommençais dès 8 heures le matin. À midi, on avait 2 heures pour déjeuner. J’étais baissée du matin au soir. Il fallait avoir travaillé en ferme pour résister, mais c’était plus dur qu’à la ferme. Nous n’avions pas d’assurance, ni de congé seulement les 2 dernières années. On n’était pas payé plus cher même pas des étrennes au 1er de l’an. Le patron n’était pas large (généreux) pour le personnel. S’il ne rouspétait pas, c’était que le travail était bien fait. Quand il se tapait les deux mains sur les cuisses, il était fâché. Il n’y avait rien à dire. Il disait qu’il n’y avait que lui pour diriger sur son domaine. Tous les vendredis, le patron allait faire le marché à Vendôme. On en profitait pour arroser des anniversaires. Un jour, on avait bien arrosé. Tout était sur la table dans la serre : le gâteau, les bouteilles. On entend arriver de Vendôme, la voiture du patron, la 4L. Nous l’avons invité à se mettre à table avec nous. Il a accepté. Tout s’est bien passé ; il n’a rien dit. il nous a même fait le café. Une autre fois, il avait rapporté des caisses de Tours. Dans l’une d’elles, il y avait des harengs blancs. Les gars avaient distribué les harengs. Moi je m’étonnais de ne pas en avoir. Mais quelle ne fur pas ma surprise : sous la selle de mon vélo, il y en avait un bien entortillé. Jean-Pierre en avait un sous sa voiture, attaché avec une corde. Michel en avait dans son lit. Nous en avons parlé longtemps des harengs. Je suis restée 6 ans et demie chez M. et Mme Buffereau. Hôtel Chamallard des deux Châteaux (1974-1978) Puis je suis allée à l’hôtel des deux châteaux » Je faisais la plonge et les chambres. Le dimanche, on était payé double. Je suis restée 4 ans et demie. À l’hôtel, le travail était moins sale que chez M. Buffereau, mais il n’était jamais fini. Le matin à 8 heures, Maurice mettait mon vélo dans la voiture et je partais jusqu’au soir. Je n’avais pas d’heure pour finir ma journée. Vous vous demandez en quoi consistait ma journée ? Eh bien, le matin, on montait les déjeuners dans les chambres pour les anciens puis on les redescendait. J’avais des pièces par les « attitrés » (pourboires par les clients) pendant les vacances. Je lavais la vaisselle du soir et les verres au bar. Nous n’avions pas de lave-vaisselle. J’avais 2 grandes bassines et pendant 2 heures, je lavais la vaisselle. Puis je l’essuyais et la rangeais. Ensuite, je remontais chercher les plateaux dans les chambres et je prenais un croissant et buvais un chocolat. Je prenais un acompte. Je montais dans les chambres, soit elles étaient à faire complètement, soit elles étaient juste à refaire. La patronne me donnait un papier où tout était inscrit. Je redescendais pour dîner (midi). Je remontais si tout n’était pas fini. Enfin je faisais la vaisselle du midi suivant le monde qui avait dîné. À 4 h je rentrais chez moi. Le dimanche et les jours de fête, je restais toute la journée à l’hôtel et j’avais une paye double.

Il y avait beaucoup de travail. Enfin, on était bien payé et ils étaient gentils pour moi. J’aimais bien les grands-parents. Je gardais aussi les petits enfants même la nuit quand ils partaient. J’avais le chien Duc, un bon gardien avec moi. Je suis restée jusqu’à 65 ans. Je commençais à me fatiguer. M. et Mme Chamallard ont vendu leur hôtel l’année que je suis partie à la retraite. Ils m’ont offert une lampe de chevet. Leurs enfants ont plus de 20 ans Olivier et Nathalie. J’ai leur photo. M. Chamallard payait à ses 6 employés le restaurant à la Ville aux Clercs. Nous avons eu un bon repas puis le café au salon. De retour à Montoire, il était trop tôt pour rentrer, j’ai emmené mes collègues aux Hermites à la Robillière voir la ferme d’où j’étais partie. Nous avons été bien reçus puis nous sommes descendus à l’hôtel des Hermites danser une danse et prendre un verre. C’est la moindre des choses. De retour à Montoire, j’ai désiré qu’ils viennent à la maison puis Michel, Millienne et moi avons été à Trôo dîner. Je connaissais Michel précédemment car J’avais travaillé avec lui au rendez-vous de chasse à Prunay. Un jour, le patron de l’hôtel a fait un mariage à Busloup. Arlette, ma fille et Marie-Jeanne, ma petite fille étaient venues pour nous aider. Le patron avait trafiqué le frigo. On a été sans lumière un bon bout de temps. On est rentré à 4 heures du matin. Les vendanges chez M. Minier On allait vendanger chez M. et Mme Minier aux monts de Lunay. On partait pour 2 heures. Je venais juste de terminer mon travail à l’hôtel. Je prenais un morceau de pain et je partais. Maurice prenait la voiture. On vendangeait jusqu’à 7 heures. Les vignes étaient propres. On avait une benne derrière le tracteur. Chacun avait son rang à faire. Moi qui étais gauchère, on me mettait à la rive (au bord). Je donnais souvent un coup de main à M. Minier pour les vendanges, car Mme Minier était malade et ne pouvait pas travailler.

LE DEPART A LA RETRAITE A 65 ANS (ETE 1978

Pour arroser mes 65 ans et mon départ à la retraite, j’ai organisé un pique-nique au plan d’eau de Lunay. J’avais invité mes enfants, mes petits-enfants, mon frère et mes sœurs au total 25 personnes. Nous avons mis des tables comme à la maison et les petits sur une couverture avec des assiettes en carton. J’avais préparé le repas à la maison : Champignons à la grecque, tomates farcies, poulet, salade, fromage, fruits assortis, gâteaux achetés chez le boulanger de Lavardin. Nous avons pris l’apéritif, bu du vin blanc, du vin rouge et du jus de fruits. Certains avaient apporté leur ligne de pêche (canne à pêche). Nous avons bien mangé à l’ombre. Maman était avec nous. Les jeunes ont fait du pédalo. D’autres ont joué aux boules, aux cartes et au ballon. Nous, les femmes, on a fait le tour du lac. On a rencontré des amies. Il y avait beaucoup de monde à manger au plan d’eau de Lunay. Ça sort de chez soi. Dans les bois, il a été mis des tables en bois et des WC. Le plan d’eau de Lunay est bien organisé. On peut se baigner comme à la mer, donc pas besoin d’aller à la mer. Le soir, on remballait tout. C’était une corvée. J’aime bien les rencontres de famille pour passer un dimanche quand il fait chaud. Toute la famille était contente. On s’est dit « au revoir ».Arrivée à la retraite à 65 ans, je n’avais plus de travail. J’étais à la Sécurité Sociale. Plus tard, avec les années des enfants et la pension de réversion de Maurice, j’avais une bonne retraite. Je ne me plains pas de ma situation. Retour chez M. Buffereau Mais je me suis ennuyée de ne plus avoir de contacts avec le personnel. Alors, je suis allée faire du ménage dans les chambres chez M. Buffereau. Un jour, M. Betmond me dit : vous êtes à la retraite ; vous n’avez pas le droit de travailler. » Le lendemain, je vois le contrôleur. Il me dit : « vous n’êtes pas à travailler ? » je lui réponds : »je suis à la retraite », mais il rétorque : « vous travaillez encore chez M.Buffereau. combien d’heures faites-vous ? «je lui réponds « peut être 10 heures par mois il marque sur son calepin « 10 heures ». Je téléphone aussitôt à M.Buffereau et lui dit : « Le contrôleur va aller vous voir. J’ai déclaré 10 heures ». Alors c’était fini. A cette époque, il était interdit de travailler quand on était à la retraite. « A partir de 2003, il sera possible de cumuler un emploi et sa retraite » (extrait provenant d’Internet). Après cet incident, je suis restée chez moi à m’occuper de mon jardin, des fleurs, à faire du crochet. De plus,je raccommodais pour Mme Buffereau. Par la suite, j’allais jouer aux cartes, je partais en voyage, je faisais du crochet et j’avais bien des occupations dans la maison. Enfin il fallait bien s’arrêter de travailler un jour pour profiter de la vie. Je l’ai bien mérité. J’ai beaucoup travaillé

LA VIE DE MA MAMAN DE 1952 A 1987

Pour nos 50 ans de mariage à Maurice et moi, Maman a dansé une danse avec son petit gars Michel Duchesne. À 88 ans, elle était encore bien. Pour ses 90 ans en 1982, tous les enfants, petits-enfants et amis étaient présents même Monique et ses enfants qui habitent le Tarn. Nous avons fait un repas pour lui fêter ses 90 ans aux Hermites. Marcel Barbereau avait apporté des bacs avec du charbon pour les entrecôtes et les saucisses. Entrée : riz, maïs, œufs, tomates, poisson le tout avec de la sauce à la vinaigrette. Entrecôtes, saucisses, haricots, salade, fromages, gâteaux faits par le boulanger, café. Vin, champagne Pour le soir, Maurice avait apporté du cidre et de la bière. Tout était bien. On avait pris les musiciens de Saint Martin. Maman était contente. Elle avait 2 de ses sœurs et une belle-sœur. Mauricette, sa première petite fille a lu un discours. À la fin de la fête, j’ai gardé Maman. Ça me faisait plaisir et à elle aussi. Mais Maurice le trouvait mal. Il aimait être seul. Il est parti au lit. Nous avons discuté toutes les deux et regardé la télévision. Maman se couchait tard. Je ne voulais pas la contrôler. Maurice s’est levé et a cogné à la porte et a dit : « la lumière, qui la paye ? » Je suis partie le rejoindre au lit, mais il rouspétait. J’ai donc dormi sur le canapé. Le lendemain, maman est partie chez Arlette passer quelques jours. Je ne pouvais la garder chez moi que quelques jours. Maman allait chez tous ses petits-enfants. Personne ne lui faisait de reproches. Elle était agréable à  vivre ma maman chérie.  

À 94 ans passés, elle est partie à l’hôpital. Elle avait dit à sa petite fille en partant qu’elle était certaine de ne pas revenir. elle est décédée quelques heures plus tard Elle voulait fêter ses 95 ans,  le 19 février 1987. Après son décès en février 1987, nous l’avons ramenée aux Hermites chez Rolande. Elle était belle sur son lit de mort avec ses deux tresses de chaque côté. On aurait dit qu’elle dormait. Elle n’a pas souffert exactement comme elle le désirait. Elle repose dans le cimetière de Marray. Elle est avec mon papa et mon frère Georges. Je vais leur porter des fleurs 2 fois dans l’année. Elle le mérite bien maman chérie

 

Cadeaux offerts à mes enfants lors de leur mariage

Pour le mariage de tous mes enfants, je n’ai pas fait de différence. J’ai payé aux filles leur robe de mariée et le costume aux gars. Je leur ai donné de l’argent également. J’ai payé les frais de la noce suivant les circonstances. J’ai donné une armoire, 6 draps et du linge à chacun et une vache à ceux qui ont travaillé à la maison. J’ai payé les gars pendant leur régiment. Ce n’est pas rien que d’avoir une grande famille, mais ça vaut mieux que de ne pas avoir d’enfants. Je crois qu’ils n’ont rien à me reprocher. 

Santé de mes enfants et petits-enfants Mauricette a eu les oreillons, la rougeole, l’appendicite.  Arlette est tombée dans la fosse. Son père l’a retirée à temps. Un jour, on ramassait des betteraves et elle est tombée sous la roue. Heureusement que la terre était molle.  Un jour d’orage, je revenais avec mes vaches et les enfants. Le tonnerre est tombé sur un peuplier. Les branches du peuplier étaient éparpillées partout. On venait juste de passer à côté du peuplier. C’est sûr Dieu était avec nous.  Claude a eu l’appendicite. Un jour, il avait attaché l’âne au porte bagage de sa bicyclette. L’âne s’est emballé. Claude est tombé. Le vélo était cassé et c’était le vélo à Claude Lucas. Un jour, Claude transportait une gorine (truie) dans sa boîte et la boîte dans la remorque. La gorine a voulu sauter et c’est Claude qui est tombé sur la route. Un jour, Claude (toujours) est resté accroché la tête en bas dans le séchoir à maïs. Il s’est décroché tout seul. Un jour qu’il s’amusait avec des copains à la Briquèterie, le gars Drouin s’est noyé. Jean Rians s’en est tiré difficilement. Il est tombé à Montoire du toit de sa maison. Il avait mal au talon, mais c’est le moins qui pouvait lui arriver.  Monique, je ne me rappelle pas des accidents qu’elle a eus. Au mariage de son gars Didier, elle est tombée sur les poules et elle a eu bien du mal à se remettre. Elle a été opérée.  Nicole a été opérée de l’appendicite. Depuis qu’ils sont à Véretz, elle a été opérée du sein. Elle s’est cassée la jambe et a mis bien longtemps à se remettre.  Jacky était à la Brosserie à donner à manger à une gorine (truie). Le vent a fermé la porte et la  Jacky était à la Brosserie à donner à manger à une gorine (truie). Le vent a fermé la porte et la gorine lui a mordu la jambe. Pour sortir, il est passé par une petite lucarne. Heureusement qu’il n’était pas gros, car personne ne pouvait l’entendre. Un jour, avec son père, il est resté pendu au monte-gerbe. J’avais entendu appeler. Je suis arrivée à son secours. Jacky a fait son régiment à Tours dans l’aviation pendant un an. Tous les samedis, il rentrait à Montoire avec des copains. Il avait la voiture. Il disait que la soupe n’était pas bonne à l’armée. Le dimanche, il allait au cinéma à Vendôme avec le gars à Henriette et les filles Martin. À 4 heures du matin, j’attendais toujours qu’il rentre en voiture. Un jour, il me dit : » j’ai (culbuté signifie j’ai eu un accident), la voiture est morte ». Ils étaient 4. Ils n’ont pas eu trop de mal. Le gars à Henriette était sorti par le pare-brise et il leur a sauvé la vie. On aurait pu avoir des ennuis, car les filles Martin ont porté plainte. Ce n’était pas la crème, mais Henriette était bien avec les gendarmes et tout s’est arrangé.  Micheline a eu des convulsions à partir de l’âge d’un an. À 12 ans, le docteur « Debucoup » de Tours l’a bien soignée. Un jour qu’elle s’amusait avec Jacky, elle a reçu une flèche dans le coin de l’œil. Il l’appelait « coco bel œil ». Ça ne lui plaisait pas. C’était des petits accidents entre gosses.  Jocelyne, un jour elle écrivait ses devoirs sur la fourche dans le hangar. La fourche a basculé sur ses jambes. Elle avait les jambes meurtries. Le docteur Chabeau est venu la voir tout de suite. Elle a été plusieurs jours sans pouvoir marcher. Un jour de repas de famille à la Robillière, les enfants jouaient à cache-cache dans les bottes rondes sous le hangar. Caroline et Julien, mes petits enfants sont tombés entre les bottes peut être à 3 mètres de haut. Claude est descendu avec une corde pour les remonter. Ils auraient pu étouffer. Ils ont été sauvés grâce à Dany qui a appelé son père au secours.

 

MA VIE AVEC MAURICE DE 1930 A 1987   

(la semaine prochaine)

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U
bonjour yvette en esperant que tu as passée une nuit reposante moi de ce coté la ça a été , le docteur hier apres midi  m a prescrit une orhese pour ma main et poigent gauche et dit qu il fallait faire attention avec le clavier de l ordi mais ça j y avait bien penser <br />  ce matin on a 15 degres et un petit crachin breton mais ça va tres bien <br />  on sera 6 a table aujourd hui donc je vais me mettre a cuisiner mais ça j aime bien et ça passe agreablement le temps <br />  bon mercredi et je t embrasse 
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M
Quel beau récit, passionnant et émouvant ! Mamie restera dans les coeurs une très belle personne ! bon repos à toi Yvette et bonne semaine à vous deux.
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C
Coucou Yvette, <br /> Holala, j'espère qu'après avoir passé ton scanner tu seras rassuré et qu'ils pourront te donner un traitement plus adéquat..<br /> Je penserai à toi...car je comprends que tout cela est contraignant..Et je suis d'accord avec Lucky, sur le faite que maintenant cela devient de plus en plus difficile de se faire soigner, quand toutefois tu arrives à avoir un RDV..<br /> Quel super récit qui vient de combler mon insomnie..<br /> C'était dur, mais c'était une vie pleine de compassion..<br /> Passe un bon début de semaine. <br /> Bizouillette d’Marinette et prend bien soin de toi..<br />  <br />  
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F
bonsoir Yvette je suis navrée que tu aies une cruralgie, soigne toi bien et tant mieux si les piqûres y ont fait. moi demain matin j'emmène ma voiture au garage pour la faire réparer ( la carrosserie) bises
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N
<br /> Bonsoir ma gentille Yvette, j'espère que cela va aller bien avec le scan, car c'est précis,  ils vont bien trouvé le pourquoi, ce qui te fait souffrir ainsi,  c'est pas drôle la souffrance,  je sais , je ne parle pas de mes ennuis, mais tu sais ma souffrance de mes allergies aux ondes est une douleur parfois insupportable, on peut rien y faire juste ne plus faire d'ordi,   mais là , je fais moins, j'attend la mutation si cela va pas, je m'arrête tout simplement marre ma souffrance, ,  sinon Fabien  ça va juste encore du sang dans l'oeil,  ils ont dit qu'il voyait  bien quand même mais je doute, ,  tu as vu mon village,  et   aussi dans la neige en hiver, là tu vois ou j'habite tout en bas ou se trouve le grand sapin vert   assez haut, on le voit bien ,  sinon j'ai pas de photos vu du haut  du village qui va jusqu'en bas,  , merci de m'avoir fait un  bisous  ce soir,  moi je t'embrasse aussi,   bonne soirée, Nina
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F
bonjour Yvette que t'est-il arrivé désolée j'ai pas suivi? Tu passes un scanner mercredi? bon courage et bonne chance pour les résultats. Vous ne pouvez plus aller marcher avec olga et ton mari qui lui reçoit sa mère!<br /> Vous avez bien raison. Bises et bon dimanche! Caresses à Olga!
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S
j'espère que la santé va se rétablir vite.. encore merci pour ce témoignage d'une autre époque mais qui fait tant réfléchir. bon dimanche, caresse à Olga
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B
Je relis avec plaisir la vie de la maman de Jacky aujourd'hui on peut dire que certains se plaignent la bouche pleine !!!!!!<br /> Ce que possédaient tes beaux parents , ils l'avaient bien gagné ils n'étaient pas des assistés comme on trouve aujourd'hui<br /> pour beaucoup trop de personnes ......<br /> Repose toi le plus possible pour essayer de calmer tes douleurs. Si tu me voyais le matin avant que mes articulations se réchauffent<br /> je me déplie petit à petit et je ne parle pas des douleurs qui accompagnent ..... Tout le monde ne vieillit pas de la même façon.<br /> Bon dimanche à vous deux gros bisous et grattouilles à Olga  
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B
Bonjour Yvette Merci pour cette belle suite de ta chère BM et la maman de ton mari. Je te dis bon dimanche et journée Amitiés Bérénice
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U
bonjour yvette j aie bien tout lu avant de venir vers toi car ça me plait et m interesse beaucoup la vie de nos parents car chez chez ton mari c etait a quelque chose pret comme la vie de chez nous dont hélas il n y a pas d ecrit du tout <br /> je viens d aller donner a manger aux chats des voisins et ça se termine ils seront de retour demain alors il me reste ce soir et demain matin et apres de temps en temps mais la aussi une autre maison a garder des jeudi prochain chez des amis a 15 kms d ici environ mais la on ne va qu une fois par semaine et comme ils ne partent que 15 jours donc ça ira <br />  a demain sans doute et je t embrasse 
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