4 Août 2024
voiçi la fin de journal de belle maman
j 'espère que vous avez apprécier ...j'aurai tant aimer avoir eu une mère comme elle
..malheureusement ce n'ai pas le cas...
ma belle maman le jour de ses 100 ans avec sa soeur 96 ans..
le livre édité aura 107 pages..
c'est long , j'ai malgré tout coupé certains passages sur tous les mariages, communions , batêmes ce qui m'a fait pleurer c'est que Mamie est décédée pendant le covid et on n'a pas pu la voir les visites étaient interdites elle s'est laissée partir sans comprendre pourquoi elle n'avait plus de visite c'était inhumain cette période...pauvre mamie... lisez en fin de page ses dernières volontés
son fils Claude est décédé le même jour 3 heures après sa maman
Le mariage de Jacky et son départ (1969) Jacky s’est marié avec Yvette BIARD à la mairie et à l’église de Conflans près de Saint-Calais. Le repas eut lieu à la salle des fêtes de Conflans. On a défilé au son de l’accordéon. Nous étions nombreux des deux côtés des mariés. Après le repas, le réveillon et le bal, les mariés sont venus à Montoire prendre un chocolat avec quelques jeunes. Jacky travaillait chez Chavigny. Ils étaient à Saint Ouen dans un logement appartenant à l’entreprise Chavigny. Au moment où j’écris ces lignes, Jacky travaille aux HLM de Vendôme. Il est son maître et passera peutêtre concierge. Ils ont acheté leur maison à Coulommiers. Ils ont 3 enfants : Fabienne mariée à Loïc Maucourt ; Ils ont 3 garçons, Mickaël vit en Angleterre et Christel est à l’école.
avec Maurice
Nous avions fait toute notre vie ensemble. Nous n’étions pas toujours d’accord. Je n’étais pas heureuse et il était dur. Cela venait de son éducation. Nous avions eu 8 enfants, tous mariés, pas d’infirme. Maurice rouspétait toujours. Il me faisait toujours des reproches pour n’importe quoi. Il n’était pas bon pour moi, mais ne me tapait pas. S’il l’avait fait, je serais partie. Mais Maurice était travailleur et économe. Quand il y avait un repas de famille, il trouvait toujours quelque chose pour me contrarier. Il n’était jamais content. Il n’aimait pas beaucoup ses enfants. Son préféré était Jacky, car il ne lui répondait pas. Quand il était prêt à partir, il ne disait même pas au revoir. Je n’avais pas le temps de me préparer qu’il était parti avec la voiture. Heureusement que j’avais des bons enfants qui me ramenaient. Il me disait : « tu n’es jamais prête, voilà donc ce qui t’arrive ». Quand je donnais quelque chose aux enfants, c’était en cachette. Il disait : « je fais le jardin et toi tu donnes ». Il fallait que ça vienne de lui. Nous avons été 57 ans mariés. J’étais plus heureuse à la fin. Je m’étais habituée à ses disputes. Je m’en fichais pas mal. C’était comme ça, ça passait.
En 1980, nous avons fêté nos 50 ans de mariage à l’hôtel de la Gare à Montoire chez M. Derré. J’avais invité les enfants pour le repas et les petits enfants pour le dessert. Nous avons pris des photos de famille devant la gare. Nous nous sommes mis à table, mais je ne me rappelle plus du menu. Après le repas, nous avons dansé. J’avais pris un accordéoniste. Tout s’est bien passé. On est rentré à la maison boire le champagne. La famille nous a payé une petite télévision et des fleurs. J’étais contente. Maurice a été malade 2 ans et demie avant de mourir. J’ai eu bien du mal après lui. À la fin, il était dans un fauteuil soit en psychiatrie, soit à l’hôpital, soit à la maison. Je lui faisais sa toilette, le rasais, lui mettais des couches. Souvent, il se déshabillait et passait tout par la fenêtre. Quel mal j’avais ! Le docteur Morel m’a dit : je vais le mettre à l’hôpital à Montoire. Il disait cela pour me soulager. J’allais le faire marcher. Au bout de 2 mois le docteur m’a averti qu’il allait le mettre en long séjour. Là il faut payer. Maurice est décédé le 1er août 1987 d’une hémiplégie. Je l’ai fait ramener dans son lit. Les enfants étaient présents. Il dort au cimetière pour l’éternité. J’irai le rejoindre un jour le plus tard possible. Le docteur m’a dit que je ferai une centenaire. Je ne le crois pas. Dans le cimetière, on avait acheté une place avec caveau. Tout était prêt : une prière, les frais du cercueil, les frais du curé : bien 2 millions et les frais de notaire : 1 million. On avait une donation. Les enfants n’ont pas demandé leur part de père. J’avais, pour ma vie durant, tout ce que l’on possédait. Je ne me suis pas remariée, ni pris un copain. Je suis restée seule avec ma chienne, Pipette.
MES LOISIRS A LA RETRAITE
Quand les jours rallongent, je jardine. M’occuper des fleurs et du jardin passe le temps. Je vais aussi jouer aux cartes. Aux fêtes, je me distrais, j’aime bien être habillée à la mode, les cheveux teints. Je fais du vélo. Je fais le ménage et du crochet. Une année au 14 juillet, j’ai fait la course en sac avec une copine Raymonde Lallier et une dizaine de galopins (enfant espiègle). Pour des grand-mères, on est arrivées 5e . On a eu une récompense. On a prouvé qu’on était encore capable. Le monde nous regardait, ils tapaient des mains et criaient : « vive les grand mères » J’ai beaucoup travaillé toute ma vie Mais je me suis aussi bien promenée à la retraite dans toute la France. J’ai bien fait d’en profiter. MES VOYAGES EN FRANCE
J’ai fait beaucoup de voyages de 1 jour ou 2 en France. J’ai été à Paris, au Havre, en Bretagne. J’ai voyagé sur la Seine, sur l’Erdre. Je suis allée au château de Cheverny, à Saint Odile, aux Floralies d’Orléans. Une autre fois, j’ai été aux Iles Jersey, et à Bagnols de l’Orne dans la Sarthe. J’ai fait de la calèche, du téléphérique et pris le petit train dans les Alpes Mancelles. J’ai visité les mines de Cléré, vu les volcans de pierres sur 2 hectares et à Vichy les eaux thermales. J’ai vu le cirque Pinder, le cirque Bouglione, les sons et lumière à Laval et à Blois. Puis j’ai rendu visite à la famille à Sainte Lizaigne chez Maryjane, à Meaulnes chez Brigitte, à Grenoble, à Lyon, à Tours, à la Chartre, à Saint Georges de la Gouet, à un mariage à Véretz, au Mans, à Nantes, à Castelnau, à Gaillac, à Cordes, Puycelsi, Oradour et tous les voyages en France et à l’étranger et bien d’autres dont je ne me rappelle pas. Le voyage à Paris Un jour, je suis allée au théâtre à Paris. Je n’ai pas aimé ; j’ai même dormi. C’était une représentation avec des rois et c’était trop criard. Nous avons visité le parc des animaux en liberté. J’ai trouvé cela plus intéressant que la pièce de théâtre. Ensuite, nous avons déjeuné en dehors de la ville et fait du bateau sur la Seine. Nous avons monté à la Tour Eiffel, visité le Panthéon, l’Arc de Triomphe, les Invalides et le bois de Boulogne. Nous avons vu des prostituées. La nuit, Paris était superbe avec toutes les lumières. Paris, c’est beau pour s’y promener, mais pas pour y vivre. Le golfe du Morbihan Un jour, avec les anciens de Montoire, j’ai été, par le car, passer une journée au Golfe du Morbihan. Nous avons visité les îles, déjeuné à l’île aux Moines et repris le bateau pour visiter les autres îles. Le bateau est tombé en panne. On a dû attendre 1 heure un remorqueur. Notre visite était annulée. J’avais fait le tour du golfe en bateau. Nous sommes retournés à notre car. Il était temps de repartir. En route, on s’est arrêté visiter une cave. On a fait un grand parcours pour ramener les personnes à leur domicile. C’était beaucoup de trajet pour un jour, c’est mieux de partir pour 8 jours. C’est plus agréable et on est moins fatigué.
ET A L’ETRANGER
L’Italie Je suis allée dans le nord de l’Italie avec les pompiers de Lunay. J’ai vu des cimetières et des monuments. Les parterres en ville ne sont pas entretenus. On mange des nouilles. On n’est pas bien nourri. Je n’ai pas été à Venise. Ça m’aurait plus mais nous ne sommes restés que 2 jours. On a visité un barrage. Puis on a pris le bateau sur le lac où la ville de Curon en Italie a été ensevelie On ne voit plus que l’église.. La Hollande Je suis allée en Hollande avec les anciens de Montoire pendant 8 jours. J’ai appris que les fils électriques et les fils téléphoniques étaient sous terre. Les vaches dans les herbages étaient séparées par des ruisseaux d’eau. La Hollande est plus basse que la mer. Les vaches sont traitées dans les champs avec les trayeuses. Il y a beaucoup d’oiseaux sur la mer : des goëlands blancs. Nous avons traversé la mer en bateau. C’est incroyable tout ce monde et les camions. Inimaginable. Le soir, on retournait à notre hôtel. On mangeait bien. Je me suis baignée pour la première fois. L’eau était froide. Les copines m’ont fait boire la tasse. Je m’en rappellerai du voyage en Hollande. Le Maroc Le voyage était organisé par le Crédit Agricole de Montoire. Nous sommes partis en car prendre l’avion à Tours Saint Symphorien pour Casablanca. C’était un avion marocain qui est venu nous chercher. Nous étions 40 personnes ; Le coût du voyage était de 100.000 Francs en 1980 (500 € actuels). Quel beau voyage ! Maurice ne voulait pas venir. J’étais plus tranquille. Il gardait la maison avec sa Pipette.
Au Maroc, la vie est bien différente de chez nous. Déjà, il fait très chaud et on mange mal. Nous n’avons jamais mangé d’oranges. Pourtant, les arbres en étaient couverts. Les rues de la Médina (ville ancienne) étaient sales avec les « bourriquots ». Nous avons visité les Berbères. Dans les fûts et les chaudrons, ça fume, c’est écœurant. Les peaux trempent dans l’eau. Les enfants travaillent les peaux en les piétinant. C’est infecté de mouches. Les enfants mendient : « Madame, un dinard ». C’est à pas s’en débarrasser. Toute la famille vit couchée sur les grabats. On met un lange tout autour du corps des bébés accroché avec une épingle. On ne voit que la tête du bébé. Nous nous sommes assis par terre sur une couverture pour manger des œufs de poule de Barbarie. Les hommes revenaient de faucher à la faux. Des oranges étaient en tas sur le bord de la route. On n’avait pas le droit de les toucher. Il y avait aussi des cactus au bord de la route. Dans les champs se trouvaient des chameaux. J’ai fait une promenade à chameau. Les chameaux se couchaient pour que l’on monte et se relevaient. Les marocaines dansaient la danse du ventre. Il faut faire attention aux sous. Ils sont vite fauchés. Je ne regrette pas d’y être allé. C’est vraiment différent de chez nous.
L’Espagne J’ai été à Andorre à la frontière espagnole. En allant, on s’est arrêté au gouffre de Padirac. À Andorre, on a fait comme les chèvres et on a monté à pied dans les pierres. On a marché jusqu’au refuge des andouillettes et bu de la farigoulette. On a dégusté le porto. Une de notre bande avait rangé son dentier dans un sac et l’a jeté par la fenêtre. On a dû arrêter, le laver à la cascade. On a fait un tour en montagne en Espagne. On ne s’est pas ennuyé pendant 8 jours. Dans mon temps, on restait à la maison. C’est si beau les voyages. J’ai dit à mes enfants : « Partez voir d’autres pays ». J’aime les voyages. Si je pouvais, je partirais encore. Plus tard, je ferai le grand voyage dans la Lune. C’est la vie. Il faut toujours voir devant (Andrée à 98 ans- 2011) La Belgique : Je suis allée à Bruxelles : j’ai vu le Manneken Pis et les mines de charbon. La Suisse Dans l’année 1988, nous les anciens, nous avons été en voyage à Genève avec les cars Liberge. Nous sommes partis un samedi matin à 6 heures direction Vendôme puis Châteaudun jusqu’à Genève. On allait passer 8 jours au lac de Genève. Un beau voyage. Nous avons été en Suisse voir le parlement. C’était immense avec de beaux fauteuils et des tapis. Il y avait de grandes salles. La guide parlait dans le micro et ne parlait pas assez fort. On n’entendait pas. C’est dommage. Nous sommes rentrés en France direction le lac Léman puis nous avons fait un tour en bateau sur le lac. Nous étions 200 personnes. C’était superbe. Nous avons pris un petit train qui monte dans les montagnes vers la mer de glace à Chamonix. Je l’ai vue 2 fois. Il faisait froid. Je ne suis pas descendue en bas. Il paraît qu’il y a des maisons dans la glace. On descend par le téléphérique. Il y avait beaucoup de monde. On s’est rencontré avec un autre car Liberge. Il était parti le dimanche. Nous avons redescendu ensemble. Une dame de notre bande était restée à la mer de glace. On a dû l’attendre. Son mari est parti la chercher. C’était Madame Buron. On est reparti pour Genève. Puis on a visité des villes et fait le tour du lac. J’avais acheté une bague comme souvenir. On était bien nourri et bien couché. C’était toujours la même personne qui partageait ma chambre dans les voyages : Mme Madeleine Guérineau. Le soir, elle lisait jusqu’à minuit. Ça me dérangeait, mais je ne le lui disais pas. Il faut bien se sacrifier. Pour se promener, j’avais Mme Cartier. Notre retour s’est bien passé. On s’est arrêté pour dîner en route et pour que le chauffeur se repose, car il était le seul à conduire.
Famille de Jacky Fabienne, la fille aînée de Jacky et Yvette nous a réunis Communion de Remy Maucourt, fils de Fabienne et Loïc Le dimanche 4 juin 2006, j’ai assisté à la communion de mon petit-fils Rémy Maucourt dans la Sarthe. Après la messe, nous sommes allés dans la salle à la Chapelle Huon avec toute la famille. Un apéritif sangria était servi dans la cour suivi d’un beau repas préparé entre amis. Après le repas, nous avons visité leur maison qu’ils occupent depuis cette année. Ils ont une belle famille. Ils ont 4 garçons. Baptême de Clément Maucourt, fils de Fabienne et Loïc Le dimanche 25 avril 1999, le petit Clément a été baptisé à l’église de Bessé sur Braye. Le repas eut lieu à la campagne à la Chapelle Huon dans la Sarthe. On était au moins 35 personnes : parents, frères et sœurs. Brigitte, une de mes petites filles était la marraine et un petit neveu du côté des Moncourt, le parrain. On a dîné et soupé. Ils avaient tout cuisiné eux-mêmes. Ils ont fait griller un cochon de lait et des merguez. Nous avons eu un bon repas. Nous sommes rentrés à minuit avec Gérard et Arlette. 15 jours plus tard, on fêtait les 1 an du petit Clément. Ils sont venus me chercher pour dîner avec les parents des deux côtés et les grand-mères. Baptême de Tony Maucourt, fils de Fabienne et Loïc J’ai assisté en 2005 au baptême de mon petit Tony à 6 mois. Il a été baptisé à Saint Calais par un prêtre noir. Il faisait froid. Toute la famille Maucourt assistait : son parrain, sa marraine, un cousin, une amie à Fabienne. Le repas était à la Chapelle-Huon dans une salle à la campagne. Il avait été préparé par Loïc et sa sœur et des amis. Il ne manquait rien. Au vin d’honneur, il y avait un punch dans une potée. Nous étions 35. Il y avait de beaux menus avec la photo du petit Tony dessus. Jacky m’a ramené à Montoire à 8 heures. Le lundi, il retournait manger les restes et remettre de l’ordre. Ils avaient loué la salle pour 3 jours. Tout s’est bien terminé. C’est le 4e gars de Loïc et Fabienne et pour moi, le 51e arrière petit gars. Baptême de Théo Maucourt, fils de Fabienne et Loïc Il a eu lieu, en 2006, à la Chapelle Huon. J’ai assisté à la messe, dans l’église de la Chapelle Huon. Ce fut un repas dans la campagne préparé par les parents. On était 40 personnes. Il y a eu de beaux cadeaux et des enveloppes. Le temps était incertain. Le soir, il est tombé de l’eau. Je suis rentrée avec Jacky et Yvette à 7 heures et demie du soir bien fatiguée. Normal, j’ai 93 ans. Communion de Clément C’était le 15 mars 2011 à la Chapelle Huon. Jacky est venu me chercher à Montoire, dCommunion de Clément C’était le 15 mars 2011 à la Chapelle Huon. Jacky est venu me chercher à Montoire, direction Saint Calais. Il y eut une belle messe chantée. Toutes les familles étaient de sortie : 30 communiants. Il y avait beaucoup d’amis de Loïc et Fabienne. Le repas était chez eux et préparé par leurs soins. Ils ont 5 garçons. Clément est le 3e . Il a eu un vélo, de beaux cadeaux et des enveloppes. Brigitte, sa marraine n’est pas venue de Corse. Il y avait son parrain de Paris. Nous étions une trentaine au repas et des amis pour l’apéritif. La journée s’est bien terminée. Jacky m’a ramenée à Montoire. Il repartait le lundi chez lui à Amélie-les-Bains à 800 kms. Ils sont loin de leur famille. Je ne les vois pas souvent. Ils viennent 2 fois par an. Michaël, leur fils est toujours en Angleterre. Il n’est pas venu à la communion. Christel, la 2e fille de Jacky et Yvette a fait baptiser ses garçons. Benjamin Boston Benjamin avait 2 ans lors de son baptême le 26 octobre 2003. Un repas fut organisé chez Jacky et Yvette à la tour de Vendôme. Des amis ont été invités pour le dessert (une belle pièce montée) et pour prendre le champagne. 3 ans plus tard, en 2006, ce fut le baptême de Jordan son frère ; mon 53eme arrière petit-fils,
Mes 90 ans fêtés le 8 juin 2003 à 32721 JOURS Pour mes 90 ans, mes enfants m’ont offert un voyage de 1/4 d’heure en hélicoptère. On a tiré au sort pour savoir qui allait m’accompagner. Il y avait 3 places : Mauricette, Colette et Christian ont gagné. Il faisait beau. Nous avons survolé la ferme de la Robilière aux Hermites. Nous sommes passés à Lavardin, Saint-Martin, Montoire, les Hayes soit tous les endroits que je connaissais. Je n’avais jamais monté dans un hélicoptère. C’était une bonne surprise. Tous mes enfants et petits-enfants attendaient leur mamie à la descente de l’avion. Cela a passé trop vite. Jany m’a ramenée en taxi. J’étais la doyenne. Le vin d’honneur à 1 h. À 2 heures, nous nous sommes mis à table. Nous étions 100 personnes avec les enfants. J’avais aussi invité mes neveux. Il manquait bien 35 personnes. Le repas était préparé par M. Souriau. Le boulanger de Couture avait confectionné un gâteau pour 110 personnes avec 90 bougies. Les petits enfants ont soufflé les bougies pour leur mamie. Marcel Barbereau avait fait l’arbre généalogique de la famille. Lucette Voisin, ma nièce a lu un dialogue très bien tourné. Joël, mon petit-fils a joué du cor de chasse. Je reçois une rose rouge à toutes les dizaines d’années. Après le repas, nous avons fait des photos de groupe. Roger Proust a filmé. 2 musiciens ont entraîné à la danse jusqu’à minuit. Tout s’est bien terminé. Monique et ses enfants sont retournés dans le Tarn. Le lundi, nous avons dîné ensemble chez Claude et Colette. Ils m’ont ramenée à la maison. J’étais fatiguée. C’est peut-être la dernière fois que je les rassemble. Je suis contente de ma fête. J’ai de bons enfants. Mes 90 ans arrosés à nouveau le 29 octobre 2003 Nous approchions de la vraie date : le 16 novembre. Il y avait alors 5 de mes enfants : Jocelyne et Christian, Mauricette et Maurice, Claude et Colette, Jacky et Yvette, Nicole, ma sœur Rolande et ma cousine Huguette Luneau. On m’a offert de belles fleurs : un camélia, un caoutchouc et une orchidée. J’ai fait un repas pour marquer cette journée.
Mes 93 ans 16 novembre 2006 Mes enfants Claude, Mauricette et Micheline m’ont offert le restaurant aux Roches. On était 7 à table. Ils m’ont offert des fleurs et un repas bien copieux. Il faisait beau. À 5 heures, j’étais de retour chez Claude et Colette pour me reposer, car j’étais fatiguée. Les années se suivent, mais je diminue. Enfin à 93 ans, je n’ai pas à me plaindre de la vie. Je réfléchis beaucoup et je pense à mes derniers moments. J’ai donc écrit mes dernières volontés pour vous mes enfants. Mes 97 ans en nçvembre 2010 J’avais réuni tous mes enfants Mes 98 ans en novembre 2011 J’ai reçu quelques enfants pour mon anniversaire : Jocelyne et Christian, Nicole, Colette et Claude, Micheline et Jany, Mauricette et Maurice, Rolande et Huguette. J’avais préparé un beau repas. Ils m’ont offert des fleurs : cyclamen, orchidée, camélia et des enveloppes. Jocelyne et Christian ont passé quelques jours avec moi. Ils sont repartis le dimanche matin chez Manuel à Paris voir leurs petites filles. Puis ils sont repartis le mercredi suivant pour Grésy en Savoie. Je suis contente d’avoir la famille pour la Toussaint. Monique et Jacky sont loin. Arlette était à Poitiers pour voir Jean-Yves et ses petits-enfants.
Mes 97 ans en novembre 2010 J’avais réuni tous mes enfants Mes 98 ans en novembre 2011 J’ai reçu quelques enfants pour mon anniversaire : Jocelyne et Christian, Nicole, Colette et Claude, Micheline et Jany, Mauricette et Maurice, Rolande et Huguette. J’avais préparé un beau repas. Ils m’ont offert des fleurs : cyclamen, orchidée, camélia et des enveloppes. Jocelyne et Christian ont passé quelques jours avec moi. Ils sont repartis le dimanche matin chez Manuel à Paris voir leurs petites filles. Puis ils sont repartis le mercredi suivant pour Grésy en Savoie. Je suis contente d’avoir la famille pour la Toussaint. Monique et Jacky sont loin. Arlette était à Poitiers pour voir Jean-Yves et ses petits-enfants.
Aujourd’hui, à 98 ans, j’ai le plaisir d’avoir tous mes enfants vivants. Maintenant, j’attends mes 100 ans. J’inviterai mes neveux et nièces. Je ferai une grande fête. J’espère que tous mes enfants seront présents et que je serai en forme. J’espère que mes enfants ne partiront pas avant moi. Je fêterai mes 100 ans en 2013. C’est encore loin. Ce sera au mois de juin, car au mois de novembre, les jours sont trop courts. Enfin mes 100 ans le 6 juillet 2013 Andrée a 100 ans. J’ai invité toute ma grande famille : enfants, petits-enfants, arrière et arrière-arrière-petits-enfants soit 130 personnes à la salle Marie-Luxembourg à Montoire. Au total avec les neveux et les voisins, nous étions 150 personnes. Le samedi à 11 heures, mon petit-fils Michel Duchesne m’a promenée en voiture Cabriolet à cheval. J’ai fait le tour de la place en voiture avec ma sœur Rolande. Mes petits gars Enzo et Benjamin m’ont accompagnée. Tous les autres attendaient dans la salle. J’ai été applaudie. M. Bourdeau et l’adjoint ont fait un discours sur ma vie. Puis nous sommes repartis en voiture pour St Martin des Bois à la salle des fêtes. Le repas était servi par M. Souriau : un repas très bien préparé. Il y avait 17 tables de 6. À la table d’honneur, nous étions 4 : ma sœur Rolande, Huguette ma cousine et Monique ma fille. Lucette Voisin, ma nièce m’a lu un poème de sa composition. Janine, une de mes petites filles également. J’ai lu mon monologue qui date de 1925. Je n’ai pas eu besoin de papier. Je le savais encore par cœur. Les gâteaux étaient bien présentés. Il y avait des éclairs pour les 30 petits. Après le repas, on est allé s’amuser au terrain de sports. Pour finir, nous avons dansé. J’ai dansé avec mon gendre Maurice Duchesne. Je suis rentrée avec Micheline et Jany et Monique à 10 heures du soir. Après on s’est dit « au revoir » et chacun est retourné chez soi. La fête était terminée. J’étais bien contente. Le lendemain, on est retourné dîner à la salle puis nous l’avons nettoyée. Mes enfants ont tous été gentils avec moi. Claude et Colette ont beaucoup fait pour moi. Je leur dois beaucoup pour tout l’embarras. Sans eux, je n’aurais rien fait. Je remercie toutes les personnes qui m’ont donné des fleurs, des chèques et de l’argent dans des enveloppes sans nom. Je remercie tous mes petits enfants qui sont gentils pour leur grand-mère.
LES MALADIES DANS MA VIE
Dans ma jeunesse, j’ai eu les oreillons. J’ai été opérée d’un kyste à l’œil à 48 ans. J’ai eu une bronchopneumonie. Je suis restée couchée 2 mois sans autorisation de me lever. Je faisais la toilette aux enfants pour aller à l’école dans le lit. J’ai eu la jambe cassée.
J’ai eu une verrue à la joue. L’année 2006 s’est mal terminée pour moi. J’ai eu une bronchite tout l’hiver. Je n’ai pas assisté aux fêtes de Noël. Mon Noël s’est passé bien tristement. À 93 ans, j’étais bien fatiguée. En mars 2009, à l’âge de 96 ans, j’ai été opérée de la vésicule biliaire au Saint-Cœur à Vendôme. J’y ai passé 10 jours. Mes enfants sont venus me voir. Christian et Jocelyne sont venus prier pour moi. Je me suis vite remise. Je suis rentrée 8 jours chez Claude et Colette. Ils m’ont chouchoutée. Puis je suis rentrée à la maison. Micheline et Jany, puis Nicole sont venus s’occuper de moi. J’ai repris assez vite mes habitudes. J’ai commandé des repas à livrer. Ma Nadine est venue avec Arlette prendre de mes nouvelles.
En 2001 l’âge de 98 ans, j’ai été opéré du colon. Je suis restée 15 jours à l’hôpital puis partie en convalescence à Montoire puis retournée à l’hôpital 15 jours pour être réopérée. J’ai été bien malade. Ce fut de tristes jours.
COMME A MON HABITUDE, JE VOUS LIVRE ENCORE QUELQUES ANECDOTES DONT JE ME SOUVIENS
LE FEU CHEZ M. MANTEAU Je ne me souviens plus de la date à laquelle cela s’est passé. Maurice, mon mari avait entassé du bois dans le terrain chez M. Manteau. Un jour, sa femme a fait brûler des papiers sur le terrain. Un coup de vent a envoyé des étincelles dans l’herbe et le feu s’est pris dans l’herbe puis le bois. Madame Manteau est venue à la maison pour nous avertir. Mais Maurice était parti chez Arlette. J’ai appelé les pompiers. Ils sont arrivés sur les lieux. Heureusement, ils ont éteint le feu sinon tout le bois aurait brûlé. On n’était pas assuré pour mettre du bois chez les voisins. LE NOUGAT A PARIS (DANS LES ANNEES 70) Un jour, je suis allée à Paris au Salon des « Arménaches ». Je crois que c’était au mois de juin dans les années 70. Nous avons été à Vendôme et pris le train pour Paris puis le métro. Je n’étais pas rassurée. C’était la 1ère fois que j’allais à Paris. Enfin, à force de monter et descendre les escalators, nous voilà arrivés au Salon. J’achète un nougat. 50 francs me dit le vendeur. C’était des nouveaux francs. Le nouveau franc a été introduit le 1er janvier 1960. Je vous livre le problème : Un nouveau franc valait 100 anciens francs. 50 nouveaux francs valaient 5000 anciens francs. Je lui donne 10.000 francs. Il me rend seulement 5.000 francs au lieu de 90950 francs. Le nougat m’avait coûté 5000 francs.soit 44 €. Madame Minier a acheté une cuisinière à gaz. Mais moi, je n’ai pas fait beaucoup de dépenses. Nous avons mangé au Salon. Le soir, on s’est promené dans les environs. On a repris le métro. Mais on l’a pris dans le mauvais sens. On a dû revenir à notre point de départ et repartir. Il était temps. Le train pour Vendôme était prêt à partir quand nous sommes arrivés à la gare.
LE DEROULEMENT DE MES JOURNEES A 86 ANS Arrivée à la retraite, je m’ennuyais. J’allais chez Arlette bricoler. J’ai fait des voyages. J’allais jouer aux cartes. Maintenant en 1999 je reste à la maison, le jardin, les fleurs, le tricot, le crochet, le journal, la télévision m’occupent. Je fais aussi le ménage, la cuisine. Tous les jours, c’est à peu près pareil. Le matin Je me lève à 8 heures. J’ouvre les volets et les portes. Je regarde le temps. Je déjeune toujours la même chose : lait, biscotte, sucre et un cachet. Puis je lave la vaisselle du soir et du matin. Je vais à la boîte aux lettres chercher le journal. Je le regarde jusqu’à 9 heures. J’allume la télé pour regarder mon feuilleton. C’est très beau, mais ça dure trop longtemps. Je fais ma toilette et je m’habille, je fais mon lit et un peu de ménage. Puis je vais dans le jardin jusqu’à 11 heures. Alors, il est l’heure que je prépare le dîner. L’après-midi Le mercredi à 2 heures, je vais jouer aux cartes. Nous sommes toujours les mêmes joueurs. On gagne ou on perd, ça n’a pas d’importance. Ça passe une demi-journée, on voit les copines et on apprend les nouvelles. À 6 heures, je regarde « questions pour un champion », j’arrose le jardin, je relis le journal. Je soupe à 7 heures. Je regarde à nouveau la télé puis j’écris le journal de ma vie. À 10 heures, je ferme les portes et prends un cachet pour dormir Le lendemain matin, je me lève pour recommencer la même chose. Quand le Bon Dieu m’appellera, je partirai. J’ai ma place avec Maurice dans le cimetière. Je demande à ne pas souffrir. Je le mérite bien
L’ACTUALITE J’ai vécu certains événements historiques.
LA MAREE NOIRE ET LA TEMPETE L’année s’est mal terminée. Nous avons eu la marée noire le 12 décembre 1999. Pour les gens de la mer, c’était un désastre. Un bateau l’Erika qui transportait des carburants (plus de 1000 tonnes) s’est cassé en deux et le fioul s’est répandu sur les côtes. Il est toujours en mer. Ils doivent le pomper d’un jour à l’autre qu’ils disent. Les parcs à huîtres ont subi des dommages. Entre Noël 1999 et le jour de l’An 2000, nous avons eu une tempête sur toute la France qui a fait beaucoup de dégâts. À la Robilière, le cèdre a cédé. Le tonnerre l’avait éclaté. On savait qu’il servait de paratonnerre. Il avait plus de 1000 ans. La famille Hégésippe l’a toujours vu. Il est tombé sur le toit de la maison. Il a défoncé le toit, les murs, et la cheminée. Il y a eu beaucoup de dégâts. À 6 heures du matin, il n’y avait plus d’électricité. Les enfants ont eu grand-peur. Aujourd’hui, tout est réparé. Éric, mon petit fils qui est charpentier a tout remis en ordre
. APPARITION DE L’EURO AU 1ER JANVIER 2002- AU REVOIR AU FRANC ET BONJOUR A L’EURO En 1800 on parlait d’écu puis de sou. Après est venu le franc. Dans l’année 1959, nous avons eu le nouveau franc. Les paiements en francs sont encore possibles jusqu’au 17 février 2002 minuit. Les Français devront faire définitivement leur adieu au franc à cette date. Pendant 2 mois, nous aurons les deux (francs et euros) aussi bien les billets que les pièces. Maintenant c’est l’euro pour tous les Européens. L’Euro sera la monnaie unique pour 12 pays : 340 millions d’Européens. Pour nous les anciens, ça nous complique la vie. On ne pourra plus compter notre argent. Après le 17 février 2002, ce sera plus facile, car on ne parlera que de l’euro. Je crois que notre fortune va diminuer. Notre retraite sera maintenant en euros.
LA CANICULE DE 2003 La canicule a étouffé la France pendant 2 semaines. Il faisait 37 à 40 degrés. Elle a provoqué la sécheresse des plantes. Elle a entraîné la mort de nombreuses personnes. On n’avait pas vu cela depuis 47 ans. ÉLECTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE LE 6 MAI 2007 Nicolas Sarkozy a été élu président le 6 mai 2007 à 52 ans contre Ségolène Royal, 53 ans avec 85 % des voix, le plus fort taux de participation. Il remplace le président Chirac pour 5 ans.
MES DERNIERES ANNEES
LA FETE DES MERES EN MAI 2014
Jacky m’a téléphoné. Claude, Mauricette, Micheline et Jocelyne sont venus me voir et m’apporter des fleurs. Les autres viendront à la Pentecôte et ce sera terminé pour toujours. Adieu mes enfants. Je vous aime beaucoup. Vous êtes encore du monde avec beaucoup de petits enfants. MES 103 ANS EN 2016 Maintenant, je recommence mon livre. Adieu mes 100 ans. Quelle belle journée c’était ! J’ai 103 ans et 6 mois. Je m’ennuie. Je ne sais pas quoi faire. J’ai du mal à marcher. Je ne vois pas ma fin belle. Je suis toujours chez moi. Ma petite fille Nadine fait le ménage et mes courses toutes les semaines. Elle me promène en voiture pour voir mes amies. MES 104 ANS EN 2017 Je reprends mon livre pour mes 104 ans. Je m’ennuie. Les jours sont longs. Le matin, j’ai des femmes qui viennent une demi-heure faire ma toilette, me laver et m’habiller. Je suis bien contente d’avoir quelqu’un avec moi. Je lis le journal, regarde un peu la télévision et je lis un livre. MES 105 ANS EN 2018 Mes 100 ans sont passés. Je me promène sur la route. Je rencontre mes voisines. Je pense partir à la fin de l'année
MES 107 ANS EN 2020
Publié le 2.01.2021 La Nouvelle République Le maire de Montoire Arnaud Tafilet, a rendu visite en cette fin d’année à la doyenne de la commune qui a soufflé ses 107 bougies en novembre dernier, en plein confinement. Il lui a souhaité des vœux de santé particuliers. L’occasion de constater que la doyenne, qui vit seule à son domicile se porte bien
MES DERNIERES VOLONTES
Quand je partirai, mes enfants se partageront la maison. Je voudrais bien qu’elle reste dans la famille. Je l’ai toujours entretenue. .Si je meurs à l’hôpital, j’aimerais bien, si c’est possible, revenir dans mon lit et qu’on m’habille comme je le désire. Ma belle toilette est dans une boîte. Mes bijoux, je les garde sur moi. Les autres, vous vous les partagerez entre vous. Je veux un cercueil en chêne garni de bleu et une messe dans l’église de Montoire. Si mon petit gars, Manu qui est pasteur ne peut pas me faire la messe, car je ne suis pas baptisée protestante, je serai enterrée dans la religion catholique. J’ai préparé dans une boîte dans l’armoire une messe catholique. Ne vous disputez pas. Restez bien ensemble, vous me ferez plaisir. Vous m’apporterez des fleurs. Après je resterai et je dormirai pendant l’éternité. Vous m’accompagnerez. J’espère que toute ma famille viendra sur ma tombe. Je ne veux pas de plaque, que des fleurs naturelles. Votre maman ne vous oubliera pas. Je penserai toujours à vous. J’ai mis une photo avec moi. On se retrouvera au ciel. Je veux partir avant mes enfants. C’est normal. Je demande à Dieu de ne pas souffrir.
je vous aime
Adieu tout le monde
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